Une trentenaire parisienne, un brin oppressée et angoissée, sent renaître une inquiétante mémoire familiale dans le manoir décrépi de ses grands-parents maternels. Elle va se retrouver confrontée à des secrets d’ascendance enfouis et à des rituels obscurs, presque surnaturels… Dans ce glaçant récit aux frontières du fantastique et de l’épouvante — un peu à la Stephen King —, la jeune et talentueuse Elizabeth Holleville nous parle du choix des femmes de ne pas avoir d’enfant, évoque l’emprise psychologique intergénérationnelle, et fait référence au cinéma de genre des années 1970/80, le tout dans une curieuse esthétique : mélange de style art déco et de ceux d’auteurs dits « alternatifs », comme les Américains Charles Burns et Daniel Clowes ou le Suisse Frederik Peeters.
Lire la suite...La Chute
Le début : En 1932, les infortunés héros des drames de Pavlos se retrouvent à Paris pour dénouer la machination dont ils sont l’objet.Alban Méric, Dora Mars, Elias Cohen et Nafsika Vasli se retrouvent à Paris, seize ans après les drames …
Le début : En 1932, les infortunés héros des drames de Pavlos se retrouvent à Paris pour dénouer la machination dont ils sont l’objet.Alban Méric, Dora Mars, Elias Cohen et Nafsika Vasli se retrouvent à Paris, seize ans après les drames passionnels qu’ils ont vécus à Pavlos, pendant la première guerre mondiale. La découverte – fortuite ? – d’une malle ayant appartenu au colonel Villemomble les replonge dans le passé et éclaire d’une lumière machiavélique les tragédies personnelles qu’ils ont vécues en Grèce. Ils vont faire ensemble les derniers pas qui les séparent de la vérité. Leur destin peut-il encore leur échapper ?
Notre avis :Voilà un album singulier pour un critique dans la mesure où il est impossible d’en parler sans dévoiler – même une mince partie, ce qui n’est pas souhaitable – de l’intrigue. Le mieux est donc de laisser la parole à Frank Giroud, scénariste de ce « Quintett » – sans conteste une de ses séries phares – et que clôt « La Chute », un album qui montre un nouvelle fois le talent de l’auteur à embarquer les lecteurs vers des chemins rarement empruntés : « Contrairement aux quatre autres, le dernier tome ne peut pas se lire de façon indépendante. Il est indissociablement lié aux précédents. On y découvre qu’Alban, Dora, Elias et Nafsika, narrateurs et figures centrales des quatre premiers mouvements, n’étaient finallement que des pions, incapables de comprendre ce qui se passsait vraiment autour d’eux. Cette « chute » raconte leur lente et pénible prise de conscience, quinze ans parès les événements. Et attention … Le simple fait d’apercevoir certaines cases, certains visages, certaines scènes, même brièvement, ôterait au lecteur une bonne partie de son plaisir final. » LT
Dupuis – 14,00€







