Le prix Goscinny attribué à Jean – Philippe Stassen pour Déogratias

Créé en 1988, par la femme du scénariste d’Astérix, Le prix Goscinny, récompense chaque année un scénariste.

Le prix Goscinny attribué à Jean – Philippe Stassen pour Déogratias

Le prix Goscinny, récompense le meilleur scénario de Bande Dessinée de l’année ; le jury limitant toutefois son choix aux scénaristes ayant au maximum quatre albums à leur actif.
Doté d’une sculpture de Philippe Druillet et d’un chèque de 30.000 francs Français, le prix Goscinny 2000 a été décerné le 5 décembre par un jury présidé par Anne Goscinny, à Jean – Philippe Stassen pour Déogratias, publié dans la collection Aire Libre aux éditions Dupuis.

La remise du prix aura lieu le 25 janvier 2001, dans le cadre du Festival de Bande Dessinée d’Angoulême.
Œuvre exceptionnelle, saluée par la critique et le public comme un chef d’œuvre, Déogratias replonge le lecteur en 1994, dans le drame du Rwanda, avant et juste après le génocide, à travers le destin tragique d’un jeune hutu qui, pris par la haine ambiante des Tutsis, assassine sauvagement ceux qui étaient jusqu’alors ses amis.

Avec Déogratias, Jean-Philippe Stassen démontre qu’il n’est pas seulement un raconteur d’histoire mais aussi un rapporteur de l’histoire.

Et puisque nous sommes dans les prix, notons également que Le prix international de la bande dessinée de la ville de Genève à été décerné à Christophe Blain et David B pour les Ogres et que Le prix Töpffer pour les jeunes dessinateurs Genevois a récompensé Baladi pour
Frankenstein Encore Et Toujours.
Félicitations également à Savard, prix du meilleur album aventure décerné par RTL9 dans le cadre du festival de Marly, pour le 7ème cri (Dick Hérisson).

Résumé de l’album Déogratias (Aire Libre Dupuis) : « Dépenaillé, les yeux brûlants de fièvre, Déogratias erre dans les rues de Butare, au Rwanda. Déogratias, pauvre fou, a besoin d’urwagwa, toujours plus d’urwagwa, la bière de banane. Pour oublier. Pour oublier qu’il n’est plus qu’un chien terrorisé par la nuit. Pour oublier les cauchemars qui le hantent. Pour oublier que lui, le Hutu, a lâchement assassiné les femmes Tutsi qu’il aimait. Mais peut-on effacer de son esprit et de son corps la trace poisseuse du sang et le goût salé des larmes ? »

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