Il y a des passages dans la vie qui rendent anxieux toutes les personnes. On ne laissera personne dire que les années collège sont les plus belles de l’adolescence. Elles sont même sujettes à un stress important pour le timide Elliot. L’adolescent matérialise son angoisse sous la forme d’une grosse boule orange sur pattes. Loin de le calmer cette véritable boule d’angoisse accroit la tension intérieure d’Eliott. De quoi être au bord des larmes pour lui et faire rire le lecteur, enchanté par ce récit d’autofiction caustique de ses années collège par Théo Grosjean. Pas de redoublement pour Elliot qui arrive en 3e dans le quatrième volume de la série à succès.
Lire la suite...Enfin, un livre conséquent, sérieux, et très illustré sur Jean Tabary !
Alors que la plupart des personnages qu’il a créés (que ce soient Totoche, Corinne et Jeannot, Valentin le vagabond ou le célèbre vizir Iznogoud) ont tous obtenu un grand succès populaire et qu’il fut (avec Albert Uderzo et Morris) l’un des plus prolifiques dessinateurs pour le génial scénariste René Goscinny, il n’existait, jusqu’à lors, aucun ouvrage entièrement consacré à Jean Tabary. Les éditions Klev réparent cette flagrante injustice en publiant une indispensable et très illustrée monographie sur cet auteur incontournable du 9e art francophone, réalisée par l’érudit spécialiste Alain Duchêne, avec la complicité de Bruno Surgot-Meulien pour la très détaillée bibliographie.

Alain Duchêne est un compositeur et romancier pour un jeune public, à qui l’on doit, entre autres, un beau livre sur Albert Uderzo (aux éditions du Chêne) et le début d’une remarquable intégrale de tous les travaux du dessinateur d’« Astérix », concoctée avec Philippe Cauvin.
À partir des nombreux entretiens qu’il a eus avec Tabary et des archives personnelles de ce dernier ou de sa famille, il nous raconte la vie et l’œuvre de ce scénariste et dessinateur de plusieurs personnages emblématiques.
Ceci dans un ouvrage de 304 pages — préfacé par Uderzo et bourré de dessins, de photographies ou de planches de bandes dessinées souvent peu connues, voire inédites, ainsi que de savoureuses anecdotes — qui replongera les plus nostalgiques ou les plus curieux d’entre nous dans le monde magique de la BD franco-belge des années 1960 à 2000…
Aujourd’hui, Jean Tabary est surtout célèbre pour avoir été le cocréateur — avec le scénariste René Goscinny, dans Record (en 1962), avant qu’elle ne passe dans Pilote — de la série humoristique « Iznogoud », qu’il a dessinée jusqu’en 2004. Cependant, on lui en doit bien d’autres éditées dans Vaillant, puis Pif-Gadget (comme « Richard et Charlie » de 1956 à 1963, « Grabadu et Gabaliouchtou » de 1958 à 1968, « Totoche » de 1959 à 1982, et « Corinne et Jeannot » de 1965 à 1988), dans Pilote, puis dans Lucky Luke (« Valentin le vagabond » de 1962 à 1974), ou dans Nous les garçons et les filles (« Luc et Laura » en 1963)… (1)
Ce livre, qui a fait l’objet d’une campagne Ulule (2), est découpé en 16 chapitres passant en « revues » ses principales créations et comble donc enfin une lacune, 15 ans après la disparition de ce pilier de la BD franco-belge au trait reconnaissable entre mille : ses univers, à la fois drôles et absurdes, ayant fait rêver des milliers de lecteurs…
(1) Pour en savoir plus sur Jean Tabary, voir notamment sur BDzoom.com : Hommage à Jean Tabary, « Iznogoud : intégrale » : les visions d’un vizir pour de rire…, L’intégralité des aventures de Valentin le vagabond chez Imav !, Tout Iznogoud !, L’hommage de Richard Médioni à Jean Tabary…
(2) Lors de la campagne Ulule, les souscripteurs ont eu droit à plusieurs cadeaux : marque-pages, ex-libris, cartes postales, et surtout un carnet graphique exclusif proposant, entre autres, une histoire inachevée d’Iznogoud, les crayonnées d’une aventure inédite de Totoche, des strips jamais publiés avant avec Corinne et Jeannot en vedettes, le dernier épisode de la série « Luc et Laura »…
« Tabary » par Alain Duchêne et Bruno Surgot-Meulien
Éditions Klev (25 €) — EAN : 9782959206672



















Hello
Depuis le temps que nous l’attendions.
20 ans de perdus. J’avais eu la chance de le lire à cette époque.
Perdus les possibles moments partagés avec certaines personnes concernées.
Quel dommage.
M’enfin.
Superbe ouvrage qui glorifie le travail remarquable de Tabary.
E.N.F.I.N !
C’est une belle et juste nouvelle.
HOP! Lui avait consacré vers 1999 un beau petit dossier richement et pertinemment illustré.
Iznogoud, c’est très bien mais ça a fait bien trop d’ombrage à son grand talent sensible de raconteur d’histoires, au dessin personnel et raffiné.
Cette reconnaissance, le prix ne peut rebuter personne, est émouvante.
Je voulais juste terminer en saluant Anne Goscinny qui,à chacune de ses interventions pour évoquer son père, a toujours, toujours un mot pour chaque dessinateur en soulignant celui de Jean Tabary trop effacé.
Un mot encore, en vous remerciant pour ce sujet de bdzoom, pour dire combien son aîné, Jacques, était bouleversant en grand frère sincèrement admiratif du talent de celui-ci.
Enfin un Superbe concrétisation sur Tabary…
Cela pourrait anticiper d’autres projets à venir- parce que les éditions consacrées à Valentin ou Iznogoud c’était bien sympa, mais je suis certain que tout le monde espère « mieux » et « plus que tout » l’univers Totoche !
Bon du coup, rebelote : à quand une intégrale « conséquente » en plusieurs tomes (il y a matière !) consacrée à l’univers de Totoche ?
Pourquoi diable la fratrie Tabary, depuis tant d’années écoulées, ne s’attelle pas à un tel projet ?
C’est certainement une intégrale chronologique Totoche qui est le projet le plus attendu, et depuis longtemps. Mais quel boulot ! et comment faire? quelle version choisir, tellement Tabary lui-même a remonté ses récits au fil du temps, au fil des albums et des éditeurs, en changeant les formats, en redessinant et en rajeunissant de çà de là…
Oui un sacré boulot
,
Déjà à l’instar des intégrales Valentin : proposer et insérer les planches qui n’avaient pas été retenues en album…
Donc dans la mesure du possible, piocher dans l’intégralité originelles des histoires souvent « telles quelles parues en journaux », ensuite ne rien occulter dans la masse (strips premiers dans Vaillant, tous les inédits des formats poches, les pubs, les culs de lampe, les couvertures, etc)