Comme Jack London est né il y a 150 ans, c’est l’occasion pour Thierry Murat et Christophe Dabitch de revenir sur cet écrivain exceptionnel, à la vie à la fois intense et courte (il disparait à 40 ans), en le célébrant à travers ses séjours à Hawaï, en compagnie de Charmian : une femme non moins étonnante…
Lire la suite...Jack London dans « Le Haut de la vague »…
Comme Jack London est né il y a 150 ans, c’est l’occasion pour Thierry Murat et Christophe Dabitch de revenir sur cet écrivain exceptionnel, à la vie à la fois intense et courte (il disparait à 40 ans), en le célébrant à travers ses séjours à Hawaï, en compagnie de Charmian : une femme non moins étonnante…
Dès la première page, on est sur la plage de Waikiki : île d’Oahu, à Hawaï, fin mai 1907, entre palmiers, rugissements des vagues et surfers. London et sa compagne observent ces derniers avec attention et envie. London finit par céder à l’étourdissement de l’individu en équilibre sur sa planche…
À ses côtés, alors que London a divorcé de sa première femme, Charmian : une femme souvent laissée dans l’ombre, alors que son rôle auprès du déjà célèbre écrivain est essentiel. Elle est elle-même écrivaine et éditrice. Tous deux viennent d’entreprendre un tour du monde à la voile sur le Snark : un bateau imaginé par London, et à bord duquel il écrira beaucoup, notamment des nouvelles.
Comme le rappelle Dabitch, on trouve dans ces textes « la survie, le combat, les extrêmes, la peur sœur de la vie, le langage devenu inutile, l’homme face à lui-même, la liberté de vivre ou de mourir ». Tout London avec ses qualités et ses défauts. Le scénariste ne manque d’ailleurs pas d’évoquer à la fois ses engagements socialistes et révolutionnaires et son culte de l’homme blanc !
L’album ne se résume pas – loin de là ! – à leur séjour à Hawaï, les auteurs en profitant pour évoquer, par parenthèses, l’œuvre de l’écrivain : les œuvres liées au Yukon et au Klondike ; ou bien encore « Martin Eden », sans oublier « L’Appel de la foret » ou « Croc-blanc ». L’occasion aussi de développer, dans des versions mêlant BD et dialogues théâtraux, deux nouvelles : « Le Sherif de Kona » et « L’Enfant des eaux ».
Au bilan, un album riche et passionnant pour mieux connaitre l’écrivain : ses forces, ses faiblesses, ses failles… dans une réalisation graphique de Thierry Murat souvent impressionniste (les effets de mer sont magnifiques). Au cœur, finalement, de ce portrait d’un homme tourmenté, celui également de Charmian « intéressée par l’art d’être vivante ». Belle formule !
Didier QUELLA-GUYOT
Sur BDzoom.com : http://bdzoom.com/author/DidierQG/
Sur L@BD : https://basenationalelabd.esidoc.fr, et sur Facebook.
« Le Haut de la vague » par Thierry Murat et Christophe Dabitch
Éditions Futuropolis (25 €) – EAN : 9782754848633
Parution 3 juin 2026















