Une trentenaire parisienne, un brin oppressée et angoissée, sent renaître une inquiétante mémoire familiale dans le manoir décrépi de ses grands-parents maternels. Elle va se retrouver confrontée à des secrets d’ascendance enfouis et à des rituels obscurs, presque surnaturels… Dans ce glaçant récit aux frontières du fantastique et de l’épouvante — un peu à la Stephen King —, la jeune et talentueuse Elizabeth Holleville nous parle du choix des femmes de ne pas avoir d’enfant, évoque l’emprise psychologique intergénérationnelle, et fait référence au cinéma de genre des années 1970/80, le tout dans une curieuse esthétique : mélange de style art déco et de ceux d’auteurs dits « alternatifs », comme les Américains Charles Burns et Daniel Clowes ou le Suisse Frederik Peeters.
Lire la suite...LA DISPARITION DE JEAN OLLIVIER
Jean Ollivier est décédé le 29 décembre 2005.
Jean Ollivier est né en 1925 à Paimpol.Ild’abord devenu scénariste pour Yves Le Loup, dès sa création par René Bastard en juillet 1947 dans le journal Vaillant. Il ne va plus arrêter, par la suite, de travailler pour cet hebdomadaire dont il devient d’ailleurs le rédacteur en chef. Il écrit Le Cormoran pour Lucien Nortier, puis Paul Gillon (1947-1968), P’tit Joc pour A. Joy, Muñoz et C.-H. Juillard (1952-1962), Ragnar le Viking pour Coelho (1955-1969), en partie Jacques Flash pour P. Le Guen (1956). Toujours dans Vaillant puis Pif-Gadget, on le retrouve scénariste de Davy Crockett (1957-1969), Wango (1957-1960), Robin des Bois (1965-1975), Loup noir (1969-1982), Docteur Justice (depuis 1970), Le Furet, Érik le Rouge, Ayak, Cogan, Yvain le Chevalier.
Ollivier travaille aussi pour les petits formats Ivanhoé, Lancelot, Caméra 34, pour le magazine Vaillante (avec Arkya), pour le quotidien L’Humanité avec Saint-Ange, pirate du diable. Il est aussi présent dans les albums de poche Dargaud de la collection « Drames et énigmes », en 1969, avec Le Cas Landru et Raspoutine. Il collabore, chez Larousse, à partir de 1978, à L’Histoire de France en bandes dessinées et La Découverte du monde en bandes dessinées Chez Hachette, dans les années quatre-vingt, il signe plusieurs albums ; trois volumes de Croc-Blanc dessinés par Sonk, Gavroche de Chéret. Il travaille aussi pour les éditions Glénat dans Vécu (1987) et la collection « Le Marquis » avec des bandes érotiques qu’il signe sous le pseudonyme de Marcau.
Dans L’Écho des savanes, il prépublie La Nuit barbare (album Albin Michel, 1988), puis succède en 1991 à Charlier comme scénariste de Barbe-Rouge chez Alpen, puis Dargaud.
Spécialiste du récit humaniste, aussi bien comme scénariste de bandes dessinées que comme auteur de romans pour la jeunesse (notamment dans la collection « Histoire Junior » chez Hachette), Jean Ollivier possède toutes les qualités d’un grand écrivain de l’aventure. Il décède le 29 décembre 2005.MD







