Louis ramène sa petite famille sur le bord de mer où il avait déjà passé des vacances avec son père, son oncle et sa tante, quand il n’avait que dix ans. Il va même jusqu’à relouer, pour quelques jours, la vieille maison où ils logeaient. En se promenant sur la plage, il se retrouve face à une falaise où une ancienne et menaçante villa en ruine résiste encore. Les souvenirs d’un été des insouciantes seventies lui reviennent immédiatement à l’esprit, alors que ses copains lui racontaient qu’y vivait une sorcière censée savoir parler aux morts… Pour cette convaincante plongée dans un passé qui marqua durablement cet enfant, le délicat scénariste Vincent Zabus s’est adjoint le trop rare Denis Bodart, dont le dessin s’accorde ici parfaitement à l’émotion du récit.
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Le dessinateur algérien a disparu ce 4 juin 2007…
Il y a quelques années j’avais fait sa connaissance et il m’avait invité au Festival Méditerranéen de Bordj El Kiffan. Depuis, nous ne nous étions que peu quittés, nous retrouvant au Festival Télébédéciné d’Ajaccio, à Oltremare, à Naples, ou encore au Festival de bande dessinée de Tunis. En 2003, à Roma Cartoon, il avait reçu le Yellow Kid du meilleur dessinateur de l’année. Sid Ali était un homme toujours disponible, un véritable ami avec qui j’ai partagé durant de nombreuses années cet amour que nous avons de la bande dessinée. C’est aussi grâce à lui que le projet du Carrefour du 9e Art et de l’Image d’Aubenas a pu voir le jour, puisque pendant la semaine des communautés consacrée en 2006 à l’Algérie, j’ai rencontré par son intermédiaire l’équipe des affaires culturelles de cette ville. Inutile de dire que la première édition de ce festival qui aura lieu mi-juin lui sera dédiée. Adieu Sid Ali, tu vas nous manquer…
Claude Moliterni.
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