Cette récente bande dessinée — reprenant une enquête du Nestor Burma de Léo Malet — est non seulement réussie, elle sort vraiment de l’ordinaire ! Déjà, il s’agit du dernier roman original avec le célèbre détective de choc (le titre suivant le mettant en scène n’étant que la réécriture d’un texte du romancier, déjà paru en 1948) et du premier entièrement réalisé par François Ravard (après qu’il ait dessiné, également d’après l’univers graphique de Jacques Tardi, « Les Rats de Montsouris », dont Emmanuel Moynot avait assuré l’appropriation scénaristique), mais c’est aussi l’une des rares fois où Burma quitte la capitale (1) : d’ailleurs, lors de sa parution en 1970, aux éditions Fleuve noir, le récit ne faisait pas partie du cycle « Les Nouveaux Mystères de Paris ».
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Le dessinateur algérien a disparu ce 4 juin 2007…
Il y a quelques années j’avais fait sa connaissance et il m’avait invité au Festival Méditerranéen de Bordj El Kiffan. Depuis, nous ne nous étions que peu quittés, nous retrouvant au Festival Télébédéciné d’Ajaccio, à Oltremare, à Naples, ou encore au Festival de bande dessinée de Tunis. En 2003, à Roma Cartoon, il avait reçu le Yellow Kid du meilleur dessinateur de l’année. Sid Ali était un homme toujours disponible, un véritable ami avec qui j’ai partagé durant de nombreuses années cet amour que nous avons de la bande dessinée. C’est aussi grâce à lui que le projet du Carrefour du 9e Art et de l’Image d’Aubenas a pu voir le jour, puisque pendant la semaine des communautés consacrée en 2006 à l’Algérie, j’ai rencontré par son intermédiaire l’équipe des affaires culturelles de cette ville. Inutile de dire que la première édition de ce festival qui aura lieu mi-juin lui sera dédiée. Adieu Sid Ali, tu vas nous manquer…
Claude Moliterni.
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