Cette récente bande dessinée — reprenant une enquête du Nestor Burma de Léo Malet — est non seulement réussie, elle sort vraiment de l’ordinaire ! Déjà, il s’agit du dernier roman original avec le célèbre détective de choc (le titre suivant le mettant en scène n’étant que la réécriture d’un texte du romancier, déjà paru en 1948) et du premier entièrement réalisé par François Ravard (après qu’il ait dessiné, également d’après l’univers graphique de Jacques Tardi, « Les Rats de Montsouris », dont Emmanuel Moynot avait assuré l’appropriation scénaristique), mais c’est aussi l’une des rares fois où Burma quitte la capitale (1) : d’ailleurs, lors de sa parution en 1970, aux éditions Fleuve noir, le récit ne faisait pas partie du cycle « Les Nouveaux Mystères de Paris ».
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Eh oui, nous sommes déjà en 1982 et 1983… et il s’agit cette fois du dernier album de la série des Années Reiser, le n°9. Neuf bouquins réunissant une somme incroyable d’inédits le plus souvent de qualité – et en couleurs – pour une série de dessins remontant, pour les premiers, à 1974
Tout avait donc commencé avec la publication en 1994 de On est passé à coté du bonheur et s’achève donc aujourd’hui. Remember, Jean-Marc Reiser nous a quitté le 5 novembre 1983, laissant en plan une carrière pourtant déjà très riche mais qui promettait encore de bonnes tranches de rigolade…
Dans cet album, comme d’habitude tout y passe : sociologie, fantasmes, écologie, drames humains… en quelque sorte la synthèse de l’esprit Reiser résumé en une centaine de pages (n’oublions pas en particulier plusieurs gags inédits de Gros Dégueulasse qui resteront, encore pour longtemps sans doute, des délices tout à fait immondes).
Comme nous l’explique avec justesse l’éditeur : « un livre indispensable, d’autant plus qu’il n’y en aura plus après… ! »







