Que voilà un bien bel et ambitieux album — même s’il pourra, peut-être, sembler déconcertant à certains —, mêlant civilisations antiques et science-fiction ! À une époque lointaine, à des millénaires avant notre ère, les hommes tentent de s’organiser dans les premières cités-États de Mésopotamie. Une entité extraterrestre est envoyée sur notre Terre pour retrouver son prédécesseur (qui a disparu en pleine mission) et en profiter pour observer cette curieuse espèce humaine qui est en train de découvrir les croyances en divers dieux. Ainsi, elle apparaît sous la forme d’une prêtresse d’Ishtar : la déesse de l’amour et de la guerre… Avec son graphisme somptueux, l’artiste flamand Simon Spruyt pose un regard aussi futuriste que décalé sur la naissance des mythes fondateurs !
Lire la suite...Titeuf 10 : Nadia se marie
Zep se serait-il assagi ? C’est sur une impression mitigée que nous refermons ce dixième album de Titeuf dans lequel, une fois n’est pas coutume, Zep délaisse le format des gags en une planche pour un récit complet, au ton consensuel.
Ce n’est pas nouveau, les filles sont « hyper compliquées » mais on les aime quand même. C’est en tout cas le sentiment de Titeuf qui décide de tout mettre en oeuvre pour danser avec Nadia lors de la prochaine fête de l’école. Hélas, la belle semble s’être entichée d’un jeune bellâtre avec qui elle s’affiche en permanence …
Tous les ingrédients qui ont fait le grand succès de la série sont évidemment au rendez-vous de ce nouvel album. Tous ! Oui, sauf qu’ils apparaissent à tour de rôle, comme un cuisinier exploiterait une recette à succès et sans plus de créativité que d’habitude. Un peu comme si ce nouvel album faisait une sorte d’inventaire – bilan, tendance soft, des neuf précédents.
C’est, à notre avis, le problème de « Nadia se marie » qui sombre dans un humour consensuel et qui, s’il ravira sans doute le plus grand nombre et notamment les (plus) jeunes fans de base, nous laisse cependant un goût d’inachevé. Si l’ensemble demeure sympathique, drôle (très drôle même, à de rares occasions), il semblerait que Zep ait décidé d’abandonner sa forme d’humour percutante et insolente au profit d’une chronique pré-ado amusante mais ciblée, sur un ton tendre, politiquement correct et de bon aloi. Bref, un album en roue libre dont on regrettera également l’absence d’une dimension sociale qui prenait à notre sens une part importante dans la grandeur de la série.
Laurent Turpin
Nadia se marie – Editions Glénat – 8,99€






