Après avoir évoqué les vies de Léon et Sofia Tolstoï en 2020, également publiées chez Futuropolis, la scénariste et écrivaine de livres jeunesse belge Chantal van den Heuvel et le dessinateur danois — aux différents styles — Henrik Rehr se sont attelés à une étonnante et sensible biographie de John Ronald Reuel Tolkien : l’auteur des romans « Le Hobbit » et « Le Seigneur des anneaux », lesquels prennent place dans l’univers de la Terre du milieu ; dont Tolkien développa la géographie, les peuples, l’histoire et les langues durant la majeure partie de son existence. La découverte de ce réactionnaire professeur d’université, philologue et poète, qui allait à la messe tous les jours, est une réalité opposée à la vision que s’en font la plupart de ses lecteurs amateurs de fantasy et de liberté…
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Lire un article ou une rubrique ayant trait à la bande dessinée dans l’un ou l’autre quotidien national est devenu monnaie courante, mais nous aimons toujours remarquer un travail plus fouillé comme ce « papier » de Olivier Delcroix dans le Figaro du lundi 18 décembre 2000
Tardi à l’honneur dans le Figaro
Lire un article ou une rubrique ayant trait à la bande dessinée dans l’un ou l’autre quotidien national est devenu monnaie courante, mais nous aimons toujours remarquer un travail plus fouillé comme ce « papier » de Olivier Delcroix dans le Figaro du lundi 18 décembre 2000 : « Avec Tardi, sur les pavés du faubourg Saint-Martin ».
Que Jacques Tardi aime le vieux Paris n’est plus un secret pour personne, mais sa dernière adaptation de Léo Malet, l’aventure de Nestor Burma M’as-tu vu en cadavrequi vient de paraître chez Casterman, a donné l’occasion à Olivier Delcroix de le suivre dans les ruelles populaires et souvent tortueuses du Xème arrondissement
Cette promenade a offert à Tardi le plaisir de retrouver les différents coins et recoins où il a réalisé certains repérages pour l’album l’hiver précédent, expliquant au passage que grâce au choix de cette période de l’année « on n’est pas embêté par la frondaison des arbres » !
Ces repérages sont très importants bien sûr, mais pour retrouver les ambiances ou les décors de l’époque il précise son rôle de magicien : « j’étale les clichés sur mon bureau, et là, hop, les McDo disparaissent, les magasins de moto ou d’électroménager deviennent des bistrots »…
« En fait, ajoute-t-il, pour moi, illustrer cette histoire était le prétexte pour une balade dans un quartier triste, une sorte d’errance personnelle et mélancolique . »







