Grand Prix d’Angoulême 2010, Hervé Barulea, qui signe Baru (1), est né le 29 juillet 1947, à Villerupt (un bled de la Meurthe-et-Moselle, en Lorraine). Ado dans les années 1960, il découvre le rock`n`roll par l’intermédiaire de juke-box laissés dans les cafés après le départ de militaires américains des bases du coin, quand la France est sortie de l’OTAN. Comme l’auteur de « L’Autoroute du soleil » le déclare pour présenter ce nouveau diptyque : « Le rock`n`roll, ça reste encore et toujours ma réserve d’énergie ! » Dans ce premier volume de 140 pages tendres et drôles, et un brin nostalgiques, Baru s’intéresse à cette « musique du diable » — qui est loin d’être une musique de vieux réservée aux baby-boomers — et à ses icônes qui ont fait vibrer sa jeunesse, et toute sa vie… à travers des anecdotes vécues ou des récits fictifs, évoquant notamment les Rolling Stones, mais aussi les Yardbirds, les Who, Vince Taylor…
Lire la suite...« Va’a, une saison aux Tuamotu » par Benjamin Flao et Troubs
L’archipel de Tuamotu, à l’est de Tahiti, est connu et méconnu à la fois. Connu parce que les années soixante, via les essais nucléaires de Mururoa, lui ont donné une petite renommée et apporté beaucoup d’argent ! L’archipel est aujourd’hui surtout apprécié des navigateurs tant il comprend d’iles et atolls… C’est là que les compères Flao et Troubs posent leurs bagages au printemps 2014, notamment dans l’île de Fakarawa…
Que viennent-ils y faire ? Dessiner ? Oui, bien entendu, tous les deux maniant le crayon et le pinceau, mais s’ils ont certes l’intention de mieux comprendre us et coutumes autochtones, le plus étonnant reste leur intérêt pour les pirogues, de ces pirogues qui jusqu’à l’arrivée des bateaux à moteur, dans les années 60, sillonnaient le lagon. Ils participent en effet – rien de moins – à une mission scientifique qui espère relancer la fabrication des « va’a motu », les embarcations traditionnelles polynésiennes. Ils seront finalement les seuls à s’y consacrer !
Mais l’essentiel de leur temps, il le passe à observer, bavarder avec les habitants, pêcher, flemmarder dans un décor de rêve, et dessiner beaucoup, restituant à quatre mains ce qu’ils ont vu, vécu et compris de ces « îles du large » qui se dépeuplent. « Paradis à la dérive », les Tuamotu avec perles de cultures et vahinés pour touristes, ont beaucoup perdu de son âme et Flao et Troubs en restituent les valeurs, les croyances, les connaissances, non sans humour quelquefois (oiseaux et voiles dialoguant à l’envi !).
Entre les pages au trait fin de Flao et les contours plus lourds de Troubs, entre les décors lumineux de l’un et les caricatures humoristiques de l’autre, alternant les séquences « savantes » et les propos divertissants, les dessins pleine page et les planches de BD, les 160 pages de l’album brossent un bilan évidemment mitigé mais pas désespéré de ces îles du bout du monde. Il y a de l’empathie et du sourire à toutes les cases et l’on se laisse bercer par ce lagon fascinant aux eaux qui aspirent à la plongée…
Alors bon voyage et bonnes plongées !
Didier QUELLA-GUYOT ([L@BD->http://www.labd.cndp.fr/] et sur Facebook).http://bdzoom.com/author/didierqg/
« Va’a, une saison aux Tuamotu » par Benjamin Flao et Troubs
Éditions Futuropolis (22 €) – ISBN : 978-2-7548-1118-7














Album insignifiant, aucune structure narrative, dessins souvent bâclés, ces deux mecs se foutent de nous et on simplement trouvé un moyen de nous faire payer leurs vacances au bout du monde.
Dommage pour Flao qui a su déployer un réel talent dans ses précédents ouvrages.