Grand Prix d’Angoulême 2010, Hervé Barulea, qui signe Baru (1), est né le 29 juillet 1947, à Villerupt (un bled de la Meurthe-et-Moselle, en Lorraine). Ado dans les années 1960, il découvre le rock`n`roll par l’intermédiaire de juke-box laissés dans les cafés après le départ de militaires américains des bases du coin, quand la France est sortie de l’OTAN. Comme l’auteur de « L’Autoroute du soleil » le déclare pour présenter ce nouveau diptyque : « Le rock`n`roll, ça reste encore et toujours ma réserve d’énergie ! » Dans ce premier volume de 140 pages tendres et drôles, et un brin nostalgiques, Baru s’intéresse à cette « musique du diable » — qui est loin d’être une musique de vieux réservée aux baby-boomers — et à ses icônes qui ont fait vibrer sa jeunesse, et toute sa vie… à travers des anecdotes vécues ou des récits fictifs, évoquant notamment les Rolling Stones, mais aussi les Yardbirds, les Who, Vince Taylor…
Lire la suite...Les Cahiers de la BD au musée !
Le Picasso mis en scène sur la couverture réalisée par Floc’h annonce, de belle manière, le fil rouge de cette douzième livraison des Cahiers de la BD. Les expositions d’hier et d’aujourd’hui consacrées au 9e art sont évoquées tout au long d’articles, d’entretiens et de critiques témoignant que notre bonne vieille bande dessinée n’est plus tout à fait la même que celle que dévoraient pour simplement se distraire nos grands-parents dans les illustrés d’antan.

Après les courtes rubriques et chroniques signées Lucie Servin, François Ayroles, Frank Margerin, Yves Frémion, Numa Sadoul, Maël Rannou, Frédéric Poincelet ou Bernard Mahé, place à Simon Lamouret : auteur toulousain de 33 ans dont le second ouvrage, « Alcazar », vient de sortir chez Sarbacane.
Une rencontre orchestrée par Vincent Bernière qui nous conduit dans une mégapole de l’Inde.
Plus musclé, l’entretien de Nicolas Tellop avec François Boucq évoque les retrouvailles entre le dessinateur et son scénariste américain Jerome Charyn. Western, thriller, humour ou fantastique, le dessinateur de « New York Cannibals » est un ogre qui dévore tout avec gourmandise.
Le thème des musées évoqué plus haut s’ouvre par un entretien entre Lucie Servin et Thierry Groensteen, lequel a longtemps dirigé le musée de la BD à Angoulême. Un homme d’expérience !
La même Lucie Servin revient brièvement sur dix expos qui ont marqué l’histoire de la BD de 1967 à 2012. 
De son côté, Marius Jouanny recueille les réponses à trois questions posées à cinq commissaires d’expos : Emmanuelle Payen, Vincent Eches, Lucas Hureau, Marc-Antoine Mathieu et Anne Hélène Hoog.
« Et si Picasso avait été un auteur de BD ? » se demande Nicolas Tellop à l’occasion de l’expo Picasso et la BD au musée Picasso-Paris.
Un article richement illustré qui se prolonge avec un rappel orchestré par Vincent Bernière des auteurs qui ont utilisé le grand peintre dans leurs BD.
Sonia Dezschamps rencontre Emmanuel Guibert, lui aussi exposé à l’académie des Beaux-Arts de Paris.
Enfin, Nicolas Tellop revient sur l’amitié singulière qui liait Floc’h à Chaland, dont les œuvres sont exposées à Nérac.
Dernier article consistant et passionnant de ce numéro signé Maël Rannou qui raconte l’histoire fabuleuse de L’Écho des savanes, celui du temps de la nouvelle BD et non le triste journal aujourd’hui en kiosque. Écho des savanes qui a publié Wallace Wood dont Bernard Joubert brosse un riche portrait complété par la publication d’une histoire délirante publiée aux États-Unis en 1992.
À la lecture de ce riche sommaire, vous vous instruirez en découvrant ceux qui, d’hier à aujourd’hui, ont lutté pour ouvrir de nouveaux territoires au 9e art.
 Les Cahiers de la BD n° 12 d’octobre-décembre 2020
180 pages en noir et en couleurs (12,90 €), en kiosques — contact : info@lescahiersdelabd.fr















Je rappelle qu’en raison de l’épidémie, il est conseillé de se pré inscrire à ses expositions, si l’on ne veut pas etre obligé de patienter sur le perron.