La jeune pilote de course Sigrid Hässler, dite Sigi, poursuit son tour du monde en voiture — entre montée du nazisme (en cette fin des années 1920) et multiples périls du voyage — avec le photographe Sven. Ils ont échappé à un piège mortel aux États-Unis (1) et les voici sur la route des Andes. Ils y croisent le riche propriétaire terrien Raul de la Hoya, lequel peut dépanner la voiture. En Europe, la blonde Hannah (en couverture de l’album), une amie de Sigi, est la maîtresse du mécène nazi Gottfried Geyer : un jeu de plus en plus dangereux… On retrouve ici les mêmes qualités que dans le premier tome et David Morancho, le dessinateur, reste à un échelon bien connu désormais, c’est-à-dire très haut. Une série prévue en quatre tomes, excellente et recommandée…
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Point de départ : Sigmund Freud en a marre des rombières hystériques. Il décide de tester un continent neuf et d’exercer ses talents sur les garçons vachers. Il débarque donc en Amérique avec son fidèle assistant Igor, qui râle : …
Point de départ : Sigmund Freud en a marre des rombières hystériques. Il décide de tester un continent neuf et d’exercer ses talents sur les garçons vachers. Il débarque donc en Amérique avec son fidèle assistant Igor, qui râle : à Vienne, c’était la gloire et la belle vie, et les voilà dans un pays hostile, plein de scorpions et de tueurs mexicains. Sigmund, ce qui l’inquiète, c’est l’absence de divans. Pendant ce temps, le pauvre clébard Spot subit les pires sévices au pénitencier de Pessimistic Lines, spécialisé dans les chiens errants. Tous les dimanches, le curé leur rappelle pourquoi ils sont dans la mouise : ils n’ont pas d’âme. Donc, Spot veut une âme, qu’il va aller chercher auprès du chaman de Tacomo. Pour ce faire, il s’évade du pénitencier.
Notre avis : Après « Le chat du rabbin » de Sfar ou « Socrate le demi-chien » de Sfar & Blain, voici le chien Spot de Manu Larcenet. Mais si ce canidé à la recherche de son âme tient la vedette, Sigmund Freud est bien le personnage principal de ce nouvel album, signé en solo, du dessinateur des « Cosmonautes du futur » ou de « Lazarr ». Le psychiatre viennois, qui ne réve que de coucher sur le divan un authentique américain, voit, grace à l’analyse du cabot précedemment cité, arriver son heure de gloire. Au grand mépris de son assistant Igor, qui relève sans complaisance le ridicule de la situation. Débordant d’humour non-sensique, doté d’un graphisme dynamique et très expressif, Le temps de chien permet de passer un bon moment le sourire aux lèvres.
Le temps de chien, Editions Dargaud, Collection Poisson Pilote, 9,45€






