Avec le somptueux « Nouvelle France », le scénariste Stephen Desberg et le dessinateur Bernard Vrancken mettent en scène une captivante aventure humaine durant les guerres coloniales nord-américaines du XVIIIe siècle. Quand l’histoire rencontre le fait d’hiver…
D’emblée, par son sujet, cet album généreux (riche de quelque 113 planches et 128 pages) convoque le souvenir d’un autre grand récit : celui de Hugo Pratt paru chez Casterman en 1976 : « Fort Wheeling ». Si Pratt jouait de son admirable noir et blanc, Vrancken joue de la couleur avec ce nouvel album : une couleur où prime la valeur dramaturgie, entre noirceur des ombres et blancheur de l’hiver.
Le petit bleu de la côte ouest
Le début : Il est trois heures du matin. Georges roule à 145 Km/h sur le boulevard périphérique après avoir bu cinq verres de bourbon Four Roses. Le fait qu’il ait tué au moins deux hommes au cours de l’année …
Le début : Il est trois heures du matin. Georges roule à 145 Km/h sur le boulevard périphérique après avoir bu cinq verres de bourbon Four Roses. Le fait qu’il ait tué au moins deux hommes au cours de l’année n’en n’est pas forcément la raison … Le Petit Bleu de la côte Ouest est un roman de Jean-Patrick Manchette écrit en 1976. Il y raconte les affres d’un cadre dans un monde qu’il ne maîtrise plus, poursuivi pendant une cavale de dix mois par des tueurs à gages.
Notre avis : Tardi (un des plus grands auteurs de la bande dessinée) et Manchette (le père du néo-polar) avaient déjà collaboré en 1977 en créant ensemble Griffu, Manchette écrivant pour l’occasion un scénario original. Trente ans après cette fructueuse collaboration et dix ans après la disparition de Jean-Patrick Manchette, Tardi décide d’adapter en bandes dessinées trois de ses romans dont le premier sera Le Petit Bleu de la côte Ouest.
Fidèle à son habitude, Tardi nous livre tous les ans un album digne de figurer dans une bédéthèque idéale. Le petit bleu de la côte ouest ne fait évidemment pas exception. Que dire de plus si ce n’est : A se procurer de toute urgence, évidemment ! LT






