Tout juste auréolées du Prix René Goscinny du jeune scénariste (pour « Les Cheveux d’Édith », également chez Dargaud, mais avec Dawid au dessin), les prolifiques autrices en ouvrages jeunesse ou romans young adult que sont Fabienne Blanchut et Catherine Locandro nous racontent, dans ce qui n’est que leur deuxième bande dessinée, comment, entre silences et non-dits, a basculé la vie de Frédérique, alors qu’elle avait à peine 13 ans. Basé sur leurs trajectoires personnelles, cet attachant et délicat récit intime, somptueusement mis en images par l’Italien Thomas Campi, nous amène en Corse-du-Sud. À l’occasion de vacances en famille, pendant un été bien particulier de 1985, la fillette comprend qu’elle grandit et qu’elle est différente, car elle prend doucement conscience de l’attirance qu’elle développe pour une serveuse du restaurant du village…
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Les Shadoks sont désormais orphelins. Claude Piéplu s’est déclaré
Les Shadoks sont désormais orphelins. Claude Piéplu s’est déclaré « bouleversé et très triste » à l’annonce du décès de Jacques Rouxel. « Les Shadoks sont immortels », a assuré le comédien. « Nous sommes avec eux dans ce moment très triste », a-t-il ajouté….
Programmée sur la première chaîne tous les soirs à 20h30 depuis le 29 avril 1968, la diffusion des Shadoks, dessin-animé issu du service de la recherche de l’ORTF, fut interrompue le 13 mai, après une avalanche de lettres de protestation de téléspectateurs indignés ; elle reprit au mois de septembre. Voici quelques morceaux choisis des textes de Jacques Rouxel lus par Claude Piéplu .Cosmologie : « C’était il y a très, très, très longtemps. En ce temps-là, il y avait…le ciel. A droite du ciel, il y avait la planète GIBI ; elle était complètement plate, et elle penchait, soit d’un côté, soit de l’autre. A gauche du ciel, il y avait la planète SHADOK ; elle n’avait pas de forme spéciale…ou plutôt…elle changeait de forme. Au milieu du ciel, il y avait la TERRE, qui était ronde et qui bougeait. Sur la Terre, il n’y avait apparemment rien… »Devise : « Il vaut mieux pomper d’arrache-pied même s’il ne se passe rien plutôt que de risquer qu’il se passe quelque chose de pire en ne pompant pas. »Antimémoire : « Car vous comprenez, comme les Shadoks n’avaient pas de mémoire personnelle, c’est lui qu’ils allaient voir pour savoir ce qu’ils avaient fait la veille. « Que faisais-je hier ? », demandait le Shadok. « Mais, vous pompiez, mon cher ». Comme personne ne pouvait prouver le contraire, on lui faisait confiance. »Médecine : « Le malade officiel Shadok partait tous les matins à la Sorbonne. Sous la direction du Grand Intelligent Général, on le démontait soigneusement pour voir comment il était fait dedans. Il prenait son métier tellement au sérieux que quand il n’était pas malade, il trouvait qu’il n’était pas bien dans sa peau. De sorte qu’en plus des maladies qu’on lui faisait attraper pendant la journée, il en emportait des supplémentaires pour attraper le soir, chez lui. »Circulation : « Chez les Shadoks, il n’y avait qu’une route, et elle était à sens unique dans les deux sens. De sorte que, Dieu merci, il n’y avait pas trop d’accidents de LA route. Plus tard, pour plus de sécurité, elle fut mise à double sens unique bilatéral dans tous les sens. »Loisirs : « Au programme de la psychocybernétique différentielle et désintégrale, la mécanique adéquantique déondulatoire et permanente, l’épistémologie neurologique casuistique et gastrique, la télépathologie et les tomatocommunications de masse. Sans parler des arts et techniques libido-sexographiques, et j’en passe. Programme culturel assez chargé quand on connaît, comme vous et moi, les incapacités cérébrales naturelles de ces malheureuses bêtes. Mais ils avaient confiance, vous comprenez, parce qu’on leur avait maintes fois répété : la culture, c’est ce qui reste quand on a tout oublié. Et pour ce qui était d’oublier, alors là, ils étaient doués … Quand par maladresse, paresse ou inadvertance, le Shadok, dans un moment d’oubli en quelque sorte, se souvenait de quelque chose, l’antimémoire rappliquait dare-dare. »
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