Pour le lecteur assidu de bandes dessinées jeunesse, c’est toujours une joie intense, que l’on a envie de partager au plus grand nombre, quand on découvre une petite pépite qui sait transcender les genres et surprendre le lecteur, un peu blasé, par sa richesse et son inventivité. C’est le cas du premier volume d’une trilogie annoncée : « Les Seigneurs mages ». On vous explique les raisons de cet engouement !
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« Les Rivières du passé » : entre deux mondes…
Stephen Desberg, scénariste multigenre, aussi à l’aise dans le thriller que dans la bande dessinée historique, invite de temps à autre ses lecteurs à le suivre dans d’autres univers moins convenus. C’est le cas pour ce diptyque, qui du Paris d’aujourd’hui bascule dans un Paris médiéval pour le moins surprenant. Associé au brillant Yannick Corboz, il joue une fois encore dans la cour des grands.
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« La Fée assassine » : un récit poignant et très réussi, réalisé par le couple Grenson !
Cela fait 30 ans que Sylvie Roge, qui travaille dans le milieu médical, partage la vie d’Olivier Grenson : le dessinateur de « Niklos Koda » ou de l’ultime « XIII Mystery ». (1) Petit à petit, lors de ses moments de liberté, elle a construit pendant une quinzaine d’années, sans se donner de deadline, l’histoire de « La Fée assassine » : simplement pour le plaisir de l’écriture. L’apprentie scénariste s’étant initiée à l’art du découpage avec l’aide de son compagnon, ce dernier s’est imposé naturellement comme le partenaire graphique idéal sur ce premier essai émouvant, qui se révèle être un coup de maître !
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« L’École buissonnière » : passer le baccalauréat en juin 1943…
Les bandes dessinées racontant les hauts faits de la Résistance face à l’occupant allemand ne manquent pas. Le plus souvent, elles évoquent des actions toutes plus héroïques les unes que les autres. Avec cette fiction bouleversante, dont les héros sont de jeunes gens ordinaires, Patrick Ordas rend hommage à son père : rassemblant les anecdotes entendues au fil de conversations. C’est aussi son dernier scénario, écrit avant sa disparition…
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« Monsieur Vadim » : le légionnaire se rebiffe !
Le vieux bonhomme arthritique héros de ce diptyque réjouissant n’est pas un paisible retraité comme les autres. Monsieur Vadim peut devenir une redoutable machine de guerre lorsqu’il s’agit d’assurer l’avenir de son petit-fils : jusqu’à se frotter aux malfrats du grand banditisme qui se livrent un combat sans merci pour la conquête de la French Riviera.
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Les souvenirs de famille de Florence Cestac : un bonheur de lecture !
Dans son environnement bourgeois des Trente Glorieuses et du début de la consommation de masse, face à un patriarcat dominateur et colérique — typique de cette époque où les femmes doivent être dévouées à leurs maris et les enfants se faire discrets —, la jeune Florence, exaspérée par cette situation, va pourtant cultiver sa joie de vivre et son envie de création : ceci aussi grâce à sa soumise de mère, laquelle se révèle être un être lumineux, arrivant à arracher de grands moments de bonheur pour elle et ses trois enfants. Une auto-analyse courageuse en BD qui, nous n’en doutons pas, donnera l’énergie nécessaire de se rebiffer à ceux qui se retrouvent piégés avec de tels tyrans domestiques : car il y en a encore !
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Raowl-la-bête et Peau d’âne, la princesse qui pue !
Assister à la naissance d’un nouveau héros de bande dessinée est toujours émouvant pour le lecteur. D’autant plus qu’en ces temps difficiles pour l’édition, il faut une bonne dose d’inconscience de la part d’un auteur pour encore y croire. Tébo, enfant de la bande à Tchô !, y croit et il a raison. Avec ce second opus, Raowl a vraiment l’étoffe d’un héros, d’un grand héros !
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Frederik Peeters revient à l’autobiographie avec « Oleg » !
En attendant que l’on découvre la prochaine adaptation de son « Château de sable » par le cinéaste M. Night Shyamalan, le Suisse Frederik Peeters nous propose une nouvelle introspection de son quotidien, 20 ans après son émouvant « Pilules bleues » où il racontait la séropositivité de sa compagne, chez le même éditeur qui l’a fait découvrir : son compatriote le Genevois Atrabile. Biaisant la réalité en la plaçant à travers le prisme d’un double baptisé Oleg — une anagramme de Lego : l’ego ? —, cet auteur désormais incontournable jette un regard désabusé et quelque peu inquiet sur le monde, tout en déclarant son amour à ses proches et en revendiquant l’importance de son travail de conteur et de dessinateur.
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« Louisiana, la couleur du sang » : une histoire de femmes !
Avec la publication de « Louisiana », le vieux lecteur de BD éprouvera le même choc qu’il a eu en découvrant « Les Passagers du vent » de François Bourgeon, voici 40 ans. La sensation de savourer une œuvre forte, humaine, originale, aux protagonistes qui vous remuent les tripes. Et comme leur grand aîné pour raconter leur histoire, le couple d’auteurs offre lui aussi les premiers rôles aux femmes…
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Être taxi driver à New York : une fulgurante relecture de l’expérience de Benoît Cohen par Christophe Chabouté !
Toujours en quête de sujets qui lui permettent de chatouiller son inspiration ou son imagination, l’auteur de « Pleine Lune », « Henri Désiré Landru » ou de « La Bête » — et adaptateur de « Moby Dick » — (1) s’est totalement retrouvé dans le livre de Benoît Cohen : un scénariste et réalisateur français installé aux États-Unis qui a bousculé son quotidien, afin de relancer sa créativité, en devenant un chauffeur de taxi new-yorkais pendant un an. Il en ressort un roman graphique prenant, qui se lit comme un polar, sublimé par un noir et blanc à l’encrage appuyé donnant toute la dimension urbaine de Big Apple !
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Annick Tamaire : une gamine trash et réjouissante !
L’histoire de la bande dessinée compte de nombreuses gamines aux caractères bien trempés. À côté d’Annick Tamaire, ce ne sont que de pâles amatrices tout juste bonnes à faire frémir leurs jeunes lecteurs. Avec Annick Tamaire, les gags dont l’humour noir est dopé à l’acide s’adressent à un lectorat adulte amateur d’émotions fortes. Ne soyez pas les derniers a assister à la naissance de cette héroïne décapante.
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La fake story de Pendanx et Galandon !
Les fake news ne sont pas l’apanage de notre époque et des réseaux sociaux : en 1938, aux États-Unis, un certain Orson Welles avait réussi à faire croire à l’invasion des extraterrestres avec sa pièce radiophonique, basée sur « La Guerre des mondes » d’H. G. Wells, diffusée sur la CBS. Cette granguignolesque fausse information, l’une des premières de cette envergure, montre bien comment l’information en direct peut nous manipuler : et leur prolifération aujourd’hui ne peut être qu’anxiogène. Le scénariste Laurent Galandon et le dessinateur Jean-Denis Pendanx ont conjugué leurs talents pour mettre en bande dessinée ce qui est annoncé comme le roman d’un enquêteur nommé Douglas Burroughs.
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« Et on tuera tous les affreux » : et de quatre !
De 1946 à 1950, Boris Vian a écrit quatre romans noirs à l’américaine sous le pseudonyme Vernon Sullivan, dont les éditions Glénat proposent la version BD pour notre plus grand plaisir. Le quatrième album arrive : à la fois plus déjanté et plus fantastique que les précédents. Humour noir et érotisme sont au rendez-vous, magnifiés par les dessins d’un maître du genre : l’Argentin Ignacio Noé.
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« Le Jardin, Paris » : tolérance de la différence et révélation d’une talentueuse jeune autrice…
Après un premier album jeunesse qui parlait déjà du thème de la différence de façon très originale (« Les Fleurs de grand frère » publié également chez Delcourt, en 2019), le grand public va pouvoir découvrir, avec « Le Jardin, Paris » proposé dans la belle collection Mirages, toute la sensibilité de Gaëlle Geniller : une créatrice aux propos justes sur l’ambiguïté sexuelle, maîtrisant narration et graphisme, et imposant ses propres tons et atmosphères.
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