BD de la semaine

Le retour de Ringo : du très bon western classique !

Créé par William Vance en 1965 pour le journal Tintin, le personnage de Ray Ringo est convoyeur, chargé d’escorter les diligences de la Wells Fargo. Six histoires ont été réunies et éditées en deux albums par Le Lombard en 1967 et1968 (notamment sur des scénarios de Jacques Acar), suivis en 1978 par un dernier retour (scénarisé par André-Paul Duchâteau), le tout publié en intégrale en 2004, puis plus récemment en 2022 (1).

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Dans « Whisky », Bruno Duhamel et David Ratte mettent en lumière les SDF…

Bruno Duhamel et David Ratte sont deux auteurs phares du label Grand Angle du groupe Bamboo, même s’ils se démarquent quand même un peu de la ligne des aventures plus classiques proposées majoritairement par ce très intéressant secteur dirigé par le scénariste Hervé Richez. C’est d’ailleurs ce dernier qui a eu l’idée de rapprocher les deux créateurs, lesquels sortent, en effet, des sentiers balisés. Le résultat de leur efficace collaboration ? Une mise en lumière émouvante et pleine d’ironie de deux attachants exclus de notre société : Amir, jeune réfugié kurde sans papier plutôt discret, et Théo, vieux clochard pure souche, bavard et politiquement incorrect. Leur relation, liée par un pacte de survie, va voler en éclat lorsque le vétéran s’entichera d’un chien trop bien toiletté pour être honnête…

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Un road-movie très… western !

À sa sortie de prison, en 1970, Chuck ne pense qu’à récupérer son butin, qu’il a caché à Dry Creek : une ville fantôme du Colorado… Il y retourne avec sa complice et amante de l’époque : Kat. Là-bas, ils butent sur un vieux chercheur d’or. Ce dernier n’a pas volé leur trésor, mais leur apprend que deux individus les ont précédés : un grand blond et un Indien. Chuck va devoir retrouver leur trace, et l’affrontement sera inévitable. Avec Chuck et Kat, on voyage à travers les paysages américains éternels — comme figés — des westerns. De belles images, au service d’une intrigue forte,faite de chasse à l’homme, d’appât du gain et de trahison.

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Tripp poursuit son autobiographie en BD en nous parlant de son père : transmission et réconciliation sont au programme !

À travers ce nouveau pavé de quasiment 350 pages, JeanLouis Tripp (1) continue son introspection familiale pour éclaircir et approfondir ce qu’il sait de son père. Ayant été troublé par déclaration de sa jeune sœur Cécile au sujet de son précédent chef-d’œuvre en bande dessinée (« Le Petit Frère »), où elle trouvait qu’il dessinait très bien le regard triste et perdu de leur géniteur, JeanLouis a décidé de nous raconter la vie ce dernier, avec son talent graphique et narratif habituel… Car, lui, comme il est longtemps resté enfant unique, il a connu un autre homme : un père affectueux, avec ses flamboiements, ses folies, mais aussi ses failles… Bref, un homme vivant, très vivant !

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« Le Diable et Coral » : Homs aux côtés de Lucifer !

On le sait, l’Espagnol Josep Homs (1) est un dessinateur aussi original que talentueux : il nous l’a prouvé à maintes reprises, ne serait-ce qu’avec sa série « Shi » écrite par Zidrou, dont il prépare le sixième épisode, toujours chez Dargaud. Par ailleurs, avec cet étonnant et glaçant roman graphique de 100 pages qu’il met lui-même en couleurs (et quelles couleurs !) — où une jeune juive très indépendante peut voir et converser avec une incarnation du diable —, il devient, pour la première fois, son propre scénariste. Tout en ressuscitant le mythe du golem et en reprenant le thème philosophique du bien et du mal, il nous démontre que le manipulateur n’est pas toujours celui qu’on croit !

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« Charlotte impératrice » : quatrième et dernier chapitre d’une œuvre de virtuoses…

Il aura fallu huit ans à Fabien Nury et Matthieu Bonhomme pour réaliser les 296 pages de cette histoire impressionnante à plus d’un titre. Huit années de travail acharné, loin de la tendance feel good actuelle à propos de laquelle le scénariste confie : « Je ne suis pas là pour vendre l’équivalent narratif du Lexomil, ni pour consoler le public. Si je vois un beau personnage, avec un destin épique et tragique, j’essaie de le raconter, c’est tout. » Résultat : un travail d’artisans dont chaque page est un enchantement.

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« La Terre verte » : quand un félon se regarde dans les glaces…

Aux derniers temps du Moyen Âge, en 1492, une nef emporte vers le Groenland tous les espoirs d’un homme au lourd passé… La « Terre verte » représentera-t-elle une seconde chance, ou ces rivages glacés et hostiles seront-ils synonymes de nouvel effondrement pour un roi déchu ? En donnant une suite moderniste à « Richard III », Alain Ayroles et Hervé Tanquerelle télescopent avec fureur le mythe, l’humanité et l’Histoire : en fait de conquêtes et de gloire, et si tout n’était jamais, hier comme aujourd’hui, que cupidité, rage et désillusions ?

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« Electric Miles » : un vibrant hommage aux pulps !

Depuis quinze ans, Fabien Nury et Brüno rêvaient de réaliser une histoire située dans l’univers pulp. Projet longuement mûri, qui donne naissance au présent album évoquant l’étrange destin d’un auteur de pulp, plutôt que de créer un énième héros inspiré par le genre. Résultat : un véritable ovni, à la fois déroutant et sublime, envoûtant et diabolique. Un bel hommage à la littérature populaire américaine, aux images sublimes.

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« Rébétissa » : au son des bouzoukis…

En 2009, déjà chez Futuropolis, David Prudhomme s’intéressait aux musiciens grecs avec « Rébétiko : la mauvaise herbe » : un album où l’on suivait une journée de la vie d’un artiste des années 1930. Des cafés enfumés de haschich aux terrasses où l’on se laisse assommer par l’alcool, les musiciens, les « rébètes », attendent la nuit où ils jouent le rébétiko, cette musique populaire contestataire évoquant la déchirure de l’exil, la dureté sociale et les amours amères…

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« Dans ses yeux » nous ouvre les yeux et nous fait voir, ainsi, le handicap autrement…

Vivant depuis 25 ans avec Tanie — qui est aveugle d’un œil et qui, en conséquence, doit se démener tous les jours pour s’adapter de son mieux aux charges du quotidien —, le dessinateur et scénariste Marc Cuadrado a repris ses crayons pour nous expliquer comment sa courageuse femme fait face à sa déficience visuelle. Pour l’occasion, cet adepte du style gros nez — « Norma » chez Casterman et « Parker & Badger » chez Dupuis ou « Je veux une Harley » pour Frank Margerin chez Fluide glacial et Dargaud (1) — renoue avec la discipline graphique qu’il avait abandonnée depuis une dizaine d’années : passant à autre trait, plus semi-réaliste, où sa plume se fait alors tendre et émouvante… même s’il insuffle toujours sa lumineuse touche d’humour personnelle !

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