Patrimoine

« La Malédiction des sept boules vertes T1 : Le Voyageur imprudent » par Laurent Parcelier

La série de Laurent Parcelier, publiée chez Casterman à partir de 1988, était devenue introuvable, bien que très présente dans la mémoire de nombreux lecteurs, tel un délicieux morceau de madeleine.
Les éditions Paquet ont eu la bonne idée d’entreprendre, à partir de mars 2014, la réédition des cinq albums de « La Malédiction des sept boules vertes », en commençant par « Le Voyageur imprudent », album qui n’a de commun que le titre avec le célèbre roman de science-fiction de René Barjavel, publié en 1943.
L’on pourrait même parler ici de renaissance plus que de réédition puisque Samuel Espié a travaillé sur une nouvelle mise en couleurs, rafraîchissant ainsi une histoire au charme désuet, portée par une ligne claire élégante.

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Pif le chien : histoire d’une tragédie éditoriale

Dès les années cinquante, « Pif le chien », né du crayon de l’Espagnol José Cabrero Arnal est une vedette auprès des lecteurs de la presse communiste, avant de devenir une star après l’arrivée du magazine Pif-Gadget. Comment un héros aussi populaire auprès de millions de lecteurs de tous âges a-t-il pu disparaître brusquement du monde d’une bande dessinée alors plus conquérante que jamais ? C’est ce massacre éditorial que nous allons essayer de vous conter.

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BD Must : le must de la BD classique belge !

Si l’on vous parle souvent des éditions BD Must, c’est qu’elles le valent bien ! En effet, cette petite structure bruxelloise redouble d’efforts pour rééditer des petits joyaux parus autrefois dans l’hebdomadaire Tintin et aujourd’hui dédaignés par l’éditeur historique du journal des jeunes de 7 à 77 ans – alors qu’ils sont pourtant signés Bob De Moor, François Craenhals, Fred et Liliane Funcken ou Raymond Reding – (1) et pour traduire les meilleurs représentants de la bande dessinée flamande (2). Leur dernier coup de maître, remettre à la disposition des nouvelles générations l’intégralité de l’un des plus beaux récits maritimes signé du plus célèbre des assistants d’Hergé : « Cori le moussaillon ».

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Le rôle de Jean-Michel Charlier dans les premiers numéros de Pilote

L’histoire est connue : après avoir tenté de constituer une sorte de syndicat des auteurs de bandes dessinées en 1956, René Goscinny, Albert Uderzo et Jean-Michel Charlier sont mis à l’index à la Word Press (appellation désormais effective de la World’s Publicity Press, depuis 1955) et, donc, aux éditions Dupuis ; ils créent alors une structure scindée en deux agences (ÉdiFrance pour la publicité et ÉdiPresse pour le rédactionnel ou la fourniture des journaux) et sont contactés, en 1959, pour créer le journal Pilote. Dès le premier numéro de ce nouvel hebdomadaire, Jean-Michel Charlier scénarise trois séries qui deviendront plus célèbres les unes que les autres : les aventures des pilotes Tanguy et Laverdure (1), du pirate Barbe-Rouge et du randonneur Jacques Le Gall. En revanche, ce qui est moins connu, c’est qu’il va écrire, de façon complètement anonyme, des histoires complètes instructives en deux pages avec le texte sous les images, concocter divers textes instructifs et, ensuite, superviser les diverses rubriques rédactionnelles : les reportages, les jeux et le fameux « Pilotorama ».

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500 numéros pour Picsou magazine !

C’est en février 1972 que Picsou magazine a fait son apparition dans les kiosques. Plus de quarante ans de vie pour ce mensuel tout entier dédié au canard le plus pingre de l’histoire de la bande dessinée. Il caracole aujourd’hui encore en tête des ventes des magazines de la presse des jeunes, dépassant son grand frère Le Journal de Mickey. À cette occasion Disney Hachette Presse propose un numéro de fête dont le contenu devrait ravir tous ceux qui apprécient les canards de chez Disney.

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Histoire de « Vacances sans histoires »…

Après « Bravo les Brothers », « La Foire aux gangsters » et « La Peur au bout du fil », les éditions Dupuis – par l’intermédiaire de José-Louis Bocquet et Serge Honorez — revisitent avec bon goût les petits trésors réalisés par André Franquin entre deux grandes histoires de Spirou et Fantasio. Et ne pensez surtout pas que l’éditeur fait du remplissage en transformant 22 pages de bandes dessinées en 88 : tout est indispensable dans ce nouveau volume…

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D’Arabelle à Pat’Apouf : Jean Ache (deuxième partie)

Suite et fin de l’évocation, par Henri Filippini, de la carrière de Jean Ache : un créateur de bandes dessinées hélas bien oublié aujourd’hui et qui fut pourtant, en son temps, lu par des millions de lecteurs…

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« Air Mail » par Attilio Micheluzzi

Les éditions Mosquito poursuivent leur travail de publication des œuvres d’Attilio Micheluzzi, l’un des très grands artistes italiens de la bande dessinée du XXe siècle. Une intention éditoriale aux dimensions patrimoniales, avec cette fois-ci la réédition intégrale d’« Air Mail », une série qui parut partiellement en France il y a trente ans et qui était totalement épuisée. Cette réédition est donc une excellente nouvelle pour les fans de l’auteur, mais aussi pour ceux qui apprécient la vraie belle et grande bande dessinée d’aventures policières en noir et blanc, dans la plus grande tradition italienne. Un régal !

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D’Arabelle à Pat’Apouf : Jean Ache (première partie)

Les années d’après-guerre sont riches en créateurs qui, de l’humour au réalisme, remplissent les pages des nombreux journaux nés à la Libération, afin d’apporter un rayon de soleil à une jeunesse qui vient de sortir de 5 années d’Occupation. La télévision est encore réservée à quelques privilégiés, la radio propose de rares émissions destinées à la jeunesse, seuls les « illustrés » lui permettent de vraiment rêver. Jean Ache appartient à cette génération d’auteurs qui remplissent avec talent cette mission. Mieux, tout en œuvrant pour les jeunes, il étendra son horizon aux journaux sinon pour adultes, tout du moins destinés à la famille. Pour beaucoup, son nom n’évoque pas grand-chose aujourd’hui, bien que ses histoires aient été lues par des millions de lecteurs de France-Soir au Pèlerin, en passant par France Dimanche, Le Journal de Mickey… Et même Pilote, avant qu’il ne s’amuse à réfléchir. C’est la carrière exceptionnelle de ce créateur discret que nous vous invitons à suivre…

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Miller & Son (2ème et dernière partie)

Après avoir connu le succès avec les revues Captain Marvel de Fawcett, l’éditeur anglais L. Miller & Son, Ltd. est obligé de lâcher le personnage suite à l’arrêt de la série américaine, à cause du procès opposant Fawcett à National-DC. Nous avons laissé la famille Miller au moment où le père (Leonard) et le fils (Arnold Louis) s’engagent dans des directions divergentes. Outre les revues compilant les pages du dimanche du King Features Syndicate, Leonard publie désormais ses propres bandes dessinées : les revues Marvelman (copiant Captain Marvel ) ou des westerns qu’il commandite à Gower Studios, l’atelier de Mick Anglo. Son fils Arnold, échaudé par le « Children and Young Persons Harmful Publications Act » (la loi de censure sur les revues destinées à la jeunesse provoquée par sa publication des E. C. Comics en Angleterre), délaisse sa société d’édition ABC pour se lancer dans les revues et les films de charme…

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Rascar Capac revient !

De décembre 1943 à août 1944, Hergé a publié les 150 strips quotidiens du « Mystère des boules de cristal » dans les pages du quotidien Le Soir que les ébaptisaient alors « Le Soir volé » (par l’occupant allemand). Interrompues par la Libération, il faudra attendre l’arrivée de l’hebdomadaire Tintin pour connaître la suite des aventures de Tintin chez les Incas. Ces strips publiés à l’origine sur un papier journal médiocre sont proposés dans une présentation intégrale et inédite, pour la première fois en grand format, après une restauration minutieuse.

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Miller & Son : première partie

La visite chez les bouquinistes peut parfois s’avérer passionnante. Imaginez ma surprise quand, allant chez mon libraire de livres anciens préférés, je tombe sur un lot de comic books américains de l’éditeur Fawcett. Le commerçant me parle d’un stock laissé par les GIs alors en poste à Châteauroux (j’habite Limoges, à cent kilomètres de l’ancienne garnison américaine). Les fascicules datés de 1951-1952 font 28 pages en noir et blanc (au lieu des 64 ou 32 pages de circonstances) et le prix est en dime anglaise (6 d). En cherchant mieux, je trouve un sigle anglais familier : celui de L. Miller & Son, Ltd. Mais, chose inhabituelle, la fabrication est… française ?! L’enquête commence et les résultats s’avèrent passionnants. L’occasion de revenir sur un éditeur méconnu dans notre pays, de parler de Captain Marvel, de westerns, des E.C. comics, de Jack Kirby, de Miracleman (un superhéros faisant actuellement son come-back chez Marvel) et… de films de nudistes ?!

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Interview express de Christian Godard…

Bien que le créateur de séries aussi mythiques que « Martin Milan », « Norbert et Kari », « Le Vagabond des limbes » et « La Jungle en folie » n’ait pas vraiment d’actualité brûlante, notre collaborateur Julien Derouet a quand même eu envie de poser quelques questions à cet acteur majeur de la bande dessinée franco-belge qu’est Christian Godard… Bonne idée, non ?

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