Quel plaisir que de retrouver, au sein d’un nouveau cycle d’enquêtes délicatement rétro, ce bon vieux commissaire Raffini, créé en 1980 par le prolifique, mais non moins talentueux, scénariste Rodolphe et par le célèbre dessinateur Jacques Ferrandez, relayé à partir de 1995 par Christian Maucler ! Toujours aussi bougon, mais conduisant ses investigations avec calme et obstination, il est désormais assisté par une charmante équipière — elle remplace son fidèle adjoint Morlaine qui a pris sa retraite — pour éclaircir le contexte de la mort d’une actrice sur le tournage du film de gangsters « La Poupée sans tête ». Horrible accident ou homicide, l’affaire, entre faux-semblants, glamour et décors de cinéma, est haletante !
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Résumé : Le récit s’ouvre à l’aube de la Commune de Paris, alors que monte la rumeur de la révolte et de l’espoir du peuple. Le cadavre d’une femme, serrant dans sa main un œil de verre portant le numéro …
Résumé : Le récit s’ouvre à l’aube de la Commune de Paris, alors que monte la rumeur de la révolte et de l’espoir du peuple. Le cadavre d’une femme, serrant dans sa main un œil de verre portant le numéro 13, est découvert dans la Seine. Les polices secrètes mènent l’enquête tout en se livrant une guerre sans merci. Dans cette atmosphère survoltée et confuse, les protagonistes vont au-devant de leurs destins respectifs : Grondin a fait 20 ans de bagne et cherche celui dont il croit avoir endossé le crime. Théophile Mirecourt, le photographe, officie sur les barricades pour Le Cri du Peuple, le journal de Jules Vallès. Il se lie d’amitié avec le Capitaine Tarpagnan, qui lui-même risquera sa vie en tombant amoureux de “CafConc“, une belle aperçue le temps d’un mouvement de foule… Ainsi une multitude de personnages se croisent, se cherchent, s’affrontent ou s’évitent, leurs destinées se mêlent et peu à peu l’intrigue se noue sur fond de barricades, au son des chants révolutionnaires et des cris de tous les gavorches.
Notre avis : Tardi est sans conteste le meilleur adaptateur des oeuvres littéraires. Après Léo Malet et son Nestor Burma, l’auteur s’attaque à Jean Vautrin et l’époque de la commune. C’est beau et tragique à la fois. Le dessin, renforcé par un découpage astucieux lié au choix du format à l’italienne, est somptueux. A se procurer d’urgence !
Editions Casterman – 105 FF







