LEWIS TRONDHEIM, NOUVEAU PRESIDENT DU 34° FESTIVAL DE LA BD D’ANGOULEME

Angoulême, nouvelle station de neige ! C’est sous les flocons que les fans se déplaçaient dans la cité angoumoisine. Les bulles s’étaient transformées en igloos…

Après plus de trente ans, Angoulême avait changé son look, elle se présentait sous le nouvel aspect d’une station hivernale,on aurait pu descendre la rue Hergé tout schuss !


Néanmoins Lewis Trondheim devient le 34° bonhomme de neige du FIBD.


 


TRONDHEIM, Lewis       ,


Né à Fontainebleau le 11 décembre 1964, Lewis Trondheim (dont le vrai nom reste secret) ne s’intéresse pas à grand-chose avant de rencontrer Jean-Christophe Menu en 1987 et de découvrir la dimension d’expression artistique que représente la B.D., un genre qu’il juge cloisonné dans des albums en quarante-quatre planches. Il s’initie alors seul au neu vième art et à ses possibilités créatrices. En 1988, il fonde son propre fanzine, ACCI H3319, dont il est le seul collaborateur et qui dure douze numéros. En 1989, il travaille à la revue Labo, avec Menu, David B., Stanis­las, Mattt Konture et Killofer. Avec ces mêmes auteurs, il fonde, en 1990, L‘Association, un regroupement de dessinateurs unis autour d’une volonté d’expression alternative du neu­vième art. La même année, paraissent Psycha­nalyse aux éditions Le Lézard et Moins d’un quart de seconde pour vivre, qu’il réalise en collaboration avec Jean-Christophe Menu, à L’Association.


Passant avec la même aisance d’un style spon­tané à un graphisme minimaliste ou élaboré, Lewis Trondheim fait preuve à chaque nou­veau récit d’un sens de la narration, de la mise en pages et de l’illustration, dans un esprit humoristique ironique permanent. L’auteur se révèle également prolifique, en raison de son extrême rapidité dans l’exécution de ses pro­jets. Ainsi, en 1991, il publie Un intérieur d’artiste, son premier récit « Patte de mou­che », du nom de la collection de L’Associa­tion, composé de petits albums. En 1992, II dessine Monolinguistes pour les Editions Le Lézard et le court Imbroglio à l’Association. La même année paraît aux Editions Le Lézard et L’Association, associées pour l’occasion, la première aventure de Lapinot, son héros intemporel et universel. Développé sur plus de cinq cents pages, Lapinot et les carottes de Patagonie est suivi, un an plus tard, de Slaloms. En 1993 également, il élabore Le Dormeur, aux éditions Cornélius. Un an plus tard, en collaboration avec Jean-Pierre Dufour, il réa­lise Gare centrale aux éditions Rackam, et Mildiou aux Editions du Seuil, un hommage aux films de cape et d’épée mettant en scène (du début à la fin) un duel à l’épée au Moyen Age. La même année, il signe chez Dargaud et quitte l’atelier parisien Nawak, où il travaillait depuis 1991 (en compagnie notamment de Laurent Vicomte et Thierry Robin, puis Jean-Christophe Menu, David B., Trochet, Joann Sfarr…), pour s’installer dans le sud de la France. En 1995 paraît Blacktown, le premier épisode des aventures de Lapinot publié aux éditions Dargaud. En 1995 toujours, chez Cor­nélius, Lewis Trondheim se raconte à travers les Approximate Continuum Comics, regroupés en album sous le titre à.’Approximativement. Il collabore également à La Mouche avec l’édi­teur japonais Kodansha et l’éditeur français Le Seuil, et publie les petits opuscules Nous sommes tous morts (avec Jean-Luc Coudray), Les Aventures de la fin de l’épisode (dessins Frank Le Gall) et Diablotus à L’Association. En 1996, outre Promenade, publié aux éditions Autrement, dans Noire est la terre, il collabore notamment à Spirou, Okapi et Je bouquine, ainsi qu’aux Inrockuptibles. Dans ce dernier support, il développe Les Aventures de l’uni­vers, un ensemble de gags recueillis en album chez Dargaud en 1997. La même année, Lewis Trondheim publie Non, non, non à L’Associa­tion. Toujours en 1997, il reprend et redessine entièrement Slaloms, pour l’intégrer dans la série Lapinot. En 1998, Le Pays des trois sou­rires paraît à L’Association. A partir de 1998 également, Joann Sfarr collabore avec Lewis Trondheim sur Donjon, une nouvelle série débordante d’humour et d’ironie, sur fond d’héroïc-fantasy (éditions Delcourt). Aux ramifications multiples, Donjon se compose de trois époques principales, Donjon zénith, Donjon crépuscule et Donjon potron-minet, respectivement dessinées par Trondheim, Sfarr et Christophe Blain, et de deux séries parallèles Donjon parade, illustrée par Manu Larcenet, et Donjon monsters, où se succèdent divers dessinateurs (Mazan, Menu, etc.). Lewis Trondheim collabore avec Joann Sfarr au scé­nario de chacune d’entre elles. En 1998, Frank Le Gall, l’auteur de Théodore Poussin, scéna-rise Vacances de printemps, la huitième aven­ture de Lapinot. La même année et en 1999, Lewis Trondheim publie à L’Association, suc­cessivement, Galopinot et Genèses apocalyp­tiques. A partir de cette époque, il réalise également des séries enfantines aux éditions Delcourt, de Monstrueux (à partir de 1999) à Mister O. (2002), en passant par les séries qu’il scénarise, du Roi catastrophe (avec Fabrice Parme 2001) à Papa raconte (avec José Par-rondo, Delcourt 2001), via Les Trois Chemins (avec Sergio Garcia, 2000). Parallèlement, à partir de 2000, Lewis Trond­heim développe. A partir de cette époque, il réalise également des séries enfantines aux éditions Delcourt, de Monstrueux (à partir de 1999) à Mister O. (2002), en passant par les séries qu’il scénarise, du Roi catastrophe (avec Fabrice Parme 2001) à Allez raconte (avec José Par-rondo, Delcourt 2001), via Les Trois Chemins (avec Sergio Garcia, 2000) et Kaput et Zôsky, une bande dessinée adaptée des dessins animés qu’il développe pour France 3. Lewis Trond­heim scénarise également pour Thierry Robin la bande dessinée pour enfants, sans texte, Petit Père Noël, proposée aux jeunes lecteurs dans Spirou depuis 1999 et en albums aux éditions Dupuis dès 2000.


Parallèlement, à partir de 2000, Lewis Trondh­eim développe successivement Les Cosmo­nautes du futur et Vénézia, avec Manu Larcenet et Fabrice Parme comme dessinateurs respec­tifs, aux éditions Dargaud, dans la collection « Poisson pilote », où est désormais publiée la série Lapinot. A partir de 2001, il développe également ses Carnet de bord à L’Association. En 2004, Lewis Trondheim déclare vouloir faire une pause dans ses activités éditoriales, après la publication des nouveaux tomes du Roi catastropheL Laurent Turpin


 


in BDGUIDE 2OO5


Editions Omnibus


 



 


 


 

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