Quel plaisir que de retrouver, au sein d’un nouveau cycle d’enquêtes délicatement rétro, ce bon vieux commissaire Raffini, créé en 1980 par le prolifique, mais non moins talentueux, scénariste Rodolphe et par le célèbre dessinateur Jacques Ferrandez, relayé à partir de 1995 par Christian Maucler ! Toujours aussi bougon, mais conduisant ses investigations avec calme et obstination, il est désormais assisté par une charmante équipière — elle remplace son fidèle adjoint Morlaine qui a pris sa retraite — pour éclaircir le contexte de la mort d’une actrice sur le tournage du film de gangsters « La Poupée sans tête ». Horrible accident ou homicide, l’affaire, entre faux-semblants, glamour et décors de cinéma, est haletante !
Lire la suite...La vie d’artiste
Dès sa plus tendre enfance, Noémie (alias Forence Cestac, vous l’auriez deviné tout seul) passe son temps à affiner son sens créatif, ce qui n’est pas sans poser quelques problèmes avec ses proches.
La jeune fille n’hésite en effet pas à repeindre les murs à son goût ou encore à fabriquer divers « jouets » de ses propres mains.
Plus tard, au moment des études, la communication est encore plus délicate, l’incomprise Noémie se heurtant frontalement à un système pédagogique qui ne la comprend pas.
Mais elle en a cure Noémie. Ce qu’elle veut, elle, c’est être artiste. Et rien d’autre ! Bien entendu, elle y parviendra !
Mais La vie d’artiste, c’est l’ensemble des petites frustrations humoristiques et galères en tout genre inhérantes à cette volonté farouche de parvenir à son idéal.
Florence Cestac, auteur de l’inoubliable Démon de Midi (et grand prix d’Angoulême 2000) se penche à nouveau sur son cas, avec un humour et une auto-dérision si drôle qu’on ne peut que conseiller à tout artiste en herbe de conserver l’ouvrage comme livre de chevet, histoire de se redonner le moral en cas de coup de blues. Car au fond, c’est une magicienne Noémie, avec son don qui donne du plaisir aux enfants !
La vie d’artiste de Florence Cestac – Editions Dargaud – 12,60 €







