Dans la série des mythiques personnages de la BD franco-belge vus par des auteurs aux styles différents de ceux de leurs créateurs ou continuateurs, certains s’en dépatouillent manifestement mieux que d’autres. C’est le cas d’un Émile Bravo sur Spirou, mais aussi de Matthieu Bonhomme sur Lucky Luke. Ayant inauguré ce principe il y a tout juste dix ans, le virtuose graphiste revient avec une troisième aventure décalée du célèbre cow-boy qui tire plus vite que son ombre… Après avoir confronté ce dernier aux risques de la mort et de la vie de couple, il fait endosser le rôle du père à notre flegmatique héros au foulard rouge ! Un album au propos écologique, qui réussit à être à la fois réaliste, drôle et émouvant, et qui est superbement dessiné !
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Notre article a déclenché une polémique ou chacun affirme qu’il a été le premier à réaliser une exposition de bandes dessinées avant 1965.
C’est vrai que les américains ont présenté des expositions mais ce n’était qu’une présentation promotionnelle, un étalage de planches . Nos amis brésiliens, ont été plus loin dans la recherche en réunissant des originaux d’artistes comme Raymond, Foster ou Gould, tandis que l’opération organisée en France était en fait qu’une suite de documents réunis par pays sans aucun interêt scientifique. Mais aucune n’a déclenché un mouvement en faveur de la bande dessinée comme 10 millions d’image avec catalogue. Exposition qui suscité pour la première fois un intérêt des critiques d’art et qui a convaincu un conservateur comme François Mathey à nous ouvrir les salles du Musée des arts décoratifs en 1967 au musée du Louvre.
En réponse a toutes ces manifestations de bande dessinée avant la lettre, je tiens à préciser que les expositions que nous avons organisées à partir de 1965, n’étaient pas seulement des planches mises cote à cote, mais en fait un travail très poussé sur la bande dessinée internationale ainsi qu’une étude thématique des genres où chaque document présenté était analysé. 10 millions d’images était à mon humble avis la première exposition étudiant véritablement la bande dessinée. Qui dit mieux. Claude Moliterni






