Après un lancement réussi du premier tome en mode participatif, suivi d’une diffusion en librairie l’an passé et d’une post-publication en Allemagne — dans la revue Zack —, revoici le sympathique détective privé parisien Jeff Mistral dans une nouvelle et trépidante aventure. Elle va le mener en Camargue, à Arles plus précisément, où il filera un coup de main à un copain journaliste au Petit Méridional ; lequel enquête sur des meurtres perpétrés avec des armes de légionnaires romains, dans les lieux emblématiques de l’époque antique que sont les cryptoportiques ou les thermes de Constantin… Alain Julié et Olivier Andrieu s’en donnent à cœur joie dans cette investigation vintage, et limite ésotérique, remplie de voitures anciennes, de clins d’œil et de bonne humeur…
Lire la suite...« La Merveilleuse histoire des éditions Roa » : un canular fichtrement bien documenté !
Ayant déjà sévi avec un excellent premier album de bande dessinée en 2010 (« Tom et William », dans la prestigieuse collection Signé du Lombard) et, régulièrement, dans le blog qu’il anime parallèlement (http://laurentlefeuvre.over-blog.com), Laurent Lefeuvre poursuit son œuvre érudite et quasi parodique qui consiste à attester de l’existence d’une maison d’édition totalement fictive : les éditions Roa.

À travers une centaine de fausses couvertures d’illustrés, de fausses planches et de fausses chroniques, son but est de donner corps aux cow-boys, vikings, soldats, pirates et autres gorilles géants évoqués comme des personnages de bandes dessinées oubliés dans l’album « Tom et William » ; et ce travail joyeusement foutraque vient aujourd’hui d’être compilé dans un livre-hommage aux Akim, Blek le Roc, Rodéo et autres Zembla de notre enfance, publié aux éditions Mosquito !
Toutefois, ce dessinateur et story-boarder breton, fan des auteurs américains de l’Age d’or et des petits formats, ne se limite pas au simple canular : en effet, son ouvrage, au parfum mythique d’action et d’éclats de rires, est rempli de clins d’œil et de références exactes à des auteurs ou à des séries existantes ; ceci afin de nous permettre de remettre le tout dans un vrai-faux contexte historique, à la manière des livres d’un Patrick Gaumer, d’un Gérard Thomassian ou d’un Louis Cance : bref, de par son érudition, son humour décalé et la qualité de ses illustrations, « La Merveilleuse histoire des éditions Roa » se révèle, finalement, totalement indispensable aux amateurs…
Enfin, sachez qu’en mettant en exergue le travail de John King (qui fut le scénariste vedette et prolifique des éditions Roa), la préface de François Corteggiani, auteur qui s’y connaît lui aussi plutôt bien en petits formats, est totalement écrite dans le même esprit : appréciez par vous-même !
Gilles RATIER














Au début de la lecture quelque doute est apparu avec Daniela (de l’Oreal) à l’origine d’une chanson d’un amateur de BD, aux chaussettes noires.
Quand plus loin on découvre la revue Cleet & Boris et qu’encore plus loin une couverture est attribuèe à H.Mounier, le doute devient certitude. On se trouve devant un énorme gag qui réveille des souvenirs…inexistants.
Bouquin super documenté sur ce qu’auraient pu être nos lectures, en plus des Battler Briton, X13, Oliver, Zembla, Capitain Swing et autre Blek. Très didactique.
Yves Chaland aurait apprécié…
La démarche est vraiment sympathique, mais on voit au premier coup d’œil que les couvertures ont été peintes numériquement. L’auteur aurait dû parfaire l’illustion jusqu’à utiliser les techniques de l’époque, à savoir la gouache. C’est vraiment dommage et cela gâche mon plaisir. Finalement, je n’achèterai pas ce recueil.