Les mois qui ont précédé les grands bouleversements de 1936 servent de cadre à ce récit aux personnages soigneusement étudiés. Au milieu des années 1930, François, le fils de grands bourgeois vivant dans leur bulle, est confronté à une bande de jeunes adolescents : enfants d’ouvriers, dont il découvre le quotidien précaire. À partir de cette trame conventionnelle, Éric Stalner construit une histoire émouvante, flirtant avec la grande histoire. Un choc violent entre deux mondes qui s’opposent : prémices des soubresauts annonçant les années sombres de la Seconde Guerre mondiale.
Lire la suite...La Revue dessinée a du nez…
Cette huitième livraison de La Revue dessinée fait preuve d’un étonnant sens de l’actualité : alors que la FIFA connaît des heures difficiles, le trimestriel d’enquêtes et de reportages en BD consacre un long et instructif dossier au sport business.
Et plus particulièrement à Joao Havelange et Horst Dassler propriétaire d’Adidas qui ont régné sur l’institution dès les années 1970 : un récit documenté et édifiant signé François Thomazeau et Nicoby.
Ce même numéro présente une enquête à Bobigny (bastion rouge passé à droite) par Sabrina Kassa et Anne Simon, un récit sur un « Enfant de l’apartheid » par Joe Dog, une étude sur les rapports entre la météo et l’argent par Francis Mizio, Olivier Sarrazin et Christophe Gaultier, la « Confession d’un pasteur » qui a quitté son église par Fap et Pochep, une rencontre avec « Les Lanternes rouges » du Tour de France par Barthélemy Gaillard et Joseph Falzon…
Sans oublier les rubriques habituelles de Pascal Rabaté, Loïc Sécheresse, Hervé Bourhis, Arnaud Le Gouëfflec & Nicolas Moog, Rudy Spiessert, David Vandermeulen & Daniel Casanave, James… Rien de bien réjouissant dans tout ça, mais on n’achète pas La Revue dessinée pour s’amuser.
Henri FILIPPINI
La Revue dessinée n° 8 : 232 pages en noir et blanc et en couleurs, en vente en kiosques et librairies jusqu’au 15 septembre (15 €).














