Kentucky T. McBride, chasseur de primes sans scrupules — mais aussi voleur, tueur, et même shérif improvisé d’une petite ville qu’il vient de braquer — se retrouve suspendu à un pont par une seule une main, l’autre étant occupée à tenir une chèvre. S’il la lâche, il va perdre un million de dollars… Ce western déjanté nous met d’emblée l’eau à bouche, de façon spectaculaire, et il faudra dévorer les 110 pages qui suivent pour savoir comment ce personnage en est arrivé là ! Un très agréable divertissement qui prouve, une fois de plus, que le prolifique et protéiforme scénariste Philippe Pelaez — ici soutenu efficacement par l’amusant trait semi-réaliste du talentueux Sébastien Corbet — jongle habilement avec les genres et excelle dans celui de la comédie !
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Résumé : Le récit s’ouvre à l’aube de la Commune de Paris, alors que monte la rumeur de la révolte et de l’espoir du peuple. Le cadavre d’une femme, serrant dans sa main un œil de verre portant le numéro …
Résumé : Le récit s’ouvre à l’aube de la Commune de Paris, alors que monte la rumeur de la révolte et de l’espoir du peuple. Le cadavre d’une femme, serrant dans sa main un œil de verre portant le numéro 13, est découvert dans la Seine. Les polices secrètes mènent l’enquête tout en se livrant une guerre sans merci. Dans cette atmosphère survoltée et confuse, les protagonistes vont au-devant de leurs destins respectifs : Grondin a fait 20 ans de bagne et cherche celui dont il croit avoir endossé le crime. Théophile Mirecourt, le photographe, officie sur les barricades pour Le Cri du Peuple, le journal de Jules Vallès. Il se lie d’amitié avec le Capitaine Tarpagnan, qui lui-même risquera sa vie en tombant amoureux de “CafConc“, une belle aperçue le temps d’un mouvement de foule… Ainsi une multitude de personnages se croisent, se cherchent, s’affrontent ou s’évitent, leurs destinées se mêlent et peu à peu l’intrigue se noue sur fond de barricades, au son des chants révolutionnaires et des cris de tous les gavorches.
Notre avis : Tardi est sans conteste le meilleur adaptateur des oeuvres littéraires. Après Léo Malet et son Nestor Burma, l’auteur s’attaque à Jean Vautrin et l’époque de la commune. C’est beau et tragique à la fois. Le dessin, renforcé par un découpage astucieux lié au choix du format à l’italienne, est somptueux. A se procurer d’urgence !
Editions Casterman – 105 FF






