Quel beau récit en bande dessinée que ces bouleversantes « Mémoires d’un garçon agité » : l’histoire d’un gamin émotionnable d’une dizaine d’années qui a décidé d’arrêter de grandir et de se raconter, à l’aide de la vieille machine à écrire familiale. Ce refuge dans l’écriture est le seul moyen qu’il a trouvé pour essayer de stopper le temps : pour oublier le fait de se sentir responsable, ainsi que la douleur subie devant l’anéantissement de ce qui était jusque-là sa vie. Le sensible dessin à la Sempé de Valérie Vernay et cet attachant personnage qui retrace des anecdotes de sa courte existence pourraient nous faire penser au Petit Nicolas, mais le propos du scénariste Vincent Zabus — par ailleurs poète et dramaturge — est tout autre : l’humour n’est là que pour dissimuler la gravité du sujet.
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A l’aune de ce tableau peint au couteau, brosé sans complaisance dans Mauvaise période « Hard Time », Brian Azzarello et Richard Corben sont définitivement les meilleurs auteurs pour ce portrait de John Constantine en nature morte.Chez Azzarello, le sens du rythme, …
A l’aune de ce tableau peint au couteau, brosé sans complaisance dans Mauvaise période « Hard Time », Brian Azzarello et Richard Corben sont définitivement les meilleurs auteurs pour ce portrait de John Constantine en nature morte.Chez Azzarello, le sens du rythme, de la caracterisation et des situations, explose à chaque scène dans une maitrise critsalline.Et Corben fournit ce qui est peut-être l’une des oeuvres lesplus brillamment sombres d’une longue et déjà légendaire carrière.Feliciatations messieurs.Quand il viendra régler ses comptes, je m’assurerai qu’il vous laisse tranquille. Alan Moore.






