Ils étaient neuf ! Un seul a survécu au voyage qui devait les conduire jusqu’à cette Europe dont l’opulence hantait leur misérable quotidien. Les reportages réalisés en 1993 par Philippe Broussard pour le quotidien Le Monde servent de trame à cet album àclasser entre BD documentaire et bande dessinée classique. Les dessins souvent rapidement réalisés pour ce genre d’ouvrages cèdent ici la place à un trait classique, soigné, porté par un scénario qui flirte avec le polar. Hélas, l’aventure tragique vécue par Kingsley et ses compagnons de misère n’est pas une fiction !
Lire la suite...Un formidable pop-up, pour nous faire patienter avant la sortie du nouvel « Astérix » !
Il y en avait déjà eu trois autres dans les années soixante-dix (1), mais aucun n’arrivait à la cheville de ce superbe album édité aujourd’hui par les éditions Chêne, sur les bagarres du célèbre petit Gaulois créé par Albert Uderzo et René Goscinny : une interprétation, comme vous ne les avez jamais vues, de six scènes mythiques des aventures d’Astérix et d’Obélix, jaillissant toutes à chaque page de ce pop-up exceptionnel précédé d’une page de garde évidemment animée, elle aussi !

C’est le talentueux José Pons, grand designer papier et concepteur de pop-up pour la publicité depuis plus de trente ans, qui a mis en volume les dessins de maître Uderzo réunis autour de l’une de ses thématiques les plus percutantes dans « Astérix, les bagarres : le pop-up ! » (29,90 €). En effet, au village de nos irréductibles, la bagarre est érigée au rang de véritable sport national ! Entre Gaulois, face aux Romains ou encore à l’assaut des fameux pirates, toutes les raisons sont bonnes pour décocher des « PIF ! » et renvoyer des « PAF ! »…
Signalons, enfin, que le groupe Hachette (dont les éditions Chêne sont une filiale) vient de publier, par ailleurs, un sympathique album à colorier basé sur l’univers des mêmes personnages : « Astérix : l’univers à colorier ». Comme quoi, dans le Gaulois, tout est bon à éditer… Alors, pourquoi s’en priver ?
(1) Il s’agit d’« Astérix et Cléopâtre » et d’« Astérix aux Jeux olympiques » chez Dargaud (en 1971 et 1972), puis des « Voyages d’Astérix le Gaulois » aux éditions l’Âge d’or, en 1974 : des ouvrages désormais très recherchés par les collectionneurs et qui se monnayent entre 30 et 75 euros pièce.













Magnifique! encore un trou dans le porte monnaie à prévoir!
Les pop-up, surtout lorqu’ils sont bien réalisés, sont de véritables merveilles pour les yeux et un baume pour nos âmes tourmentées, je vais en offrir un à Larcenet!