Adapté du roman éponyme d’Isabel Allende, « Fille du destin » constitue un étonnant voyage entre Valparaiso, au Chili, et San Fransisco. Surtout en 1849 ! L’Amérique du Nord représente alors un rêve, un idéal, l’Eldorado, même pour une jeune fille de bonne fille, ce qu’est Eliza. Enfin, presque !
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Dans « Islander », les Européens sont devenus des migrants en proie aux passeurs…
Après leur collaboration remarquée sur « Sangoma », le romancier Caryl Férey et le dessinateur Corentin Rouge retravaillent ensemble, pour notre plus grand plaisir ! Dans ce qui sera une trilogie de pas moins de 450 pages angoissantes (le tome 1 en contient déjà 150), la crise migratoire s’est amplifiée et touche désormais le continent européen victime de multiples catastrophes. D’innombrables réfugiés venus de tous pays — ayant sûrement fui les changements climatiques, les guerres ou les pandémies — s’amassent au port du Havre… Dans ce lieu de transit, ils espèrent accéder aux rares bateaux qui pourront les embarquer, via l’Écosse, en destination de l’hypothétique salut que représente l’Islande : unique contrée épargnée, mais pour combien de temps encore ?
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Rodolphe et Griffo tentent de revendre la main du diable !
Joli coup pour le « jeune » éditeur belge Nicolas Anspach qui vient d’ajouter, à son catalogue, son trentième album produit : et ce dernier est signé de deux auteurs majeurs du 9e art, garants d’une bande dessinée traditionnelle de qualité, comme nous l’aimons sur BDzoom.com ! « La Main du diable » est inspirée d’une ancienne légende allemande, reprise entre autres par le grand écrivain écossais Robert Louis Stevenson, lequel est l’un des protagonistes de ce brillant one-shot teinté d’ésotérisme où un homme, manifestement très fortuné, et admirateur de son œuvre, lui raconte comment il a vu tous ses vœux s’exaucer, après avoir acheté pour rien la main du diable. Seulement, voilà, avec Satan, rien n’est jamais gratuit !
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Avec « L’Abîme de l’oubli », Paco Roca retrouve la mémoire du passé…
Comme la plupart des Espagnols de sa génération (et des suivantes), le dessinateur Paco Roca (1) a grandi dans l’amnésie du passé récent de son pays, notamment de la répression franquiste : un sujet que l’on n’abordait jamais à l’école et dont on ne parlait guère en société, alors qu’il suscite aujourd’hui des débats passionnés. C’est de cette ignorance qu’est né son intérêt sur cette période de l’après-guerre d’Espagne : ce qui a abouti à la réalisation de ce pavé aussi sensible que rigoureux sur des années d’épouvante. Avec le scénariste et journaliste Rodrigo Terrasa, il y évoque la quête, autant personnelle que collective, d’une femme qui veut retrouver la dépouille de son père ou encore l’histoire d’un fossoyeur qui, au péril de sa vie, a permis à bien des familles de garder espoir…
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Avec Florence Cestac, vous saurez tout, tout, tout sur la vie de senior !
Depuis « Le Démon de midi », on a tous compris que Noémie, l’héroïne de Florence Cestac (1), n’est autre que le double de papier de son autrice. Or, toutes les deux amorcent, aujourd’hui, une période de l’existence que l’on associe souvent à une finitude un peu déprimante, même si, comme le disait Benoîte Groult, « La vieillesse est si longue qu’il ne faut pas commencer trop tôt. » Avec son incorrigible façon de voir la vie en rose, Noémie/Florence nous démontre, avec cet album irrésistible qu’est « Le Démon de mamie : ou la sénescence enchantée », que vieux peut rimer aussi avec joyeux, et que ce n’est pas forcément sinistre de prendre de l’âge…
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« Les Amis de Spirou » : le deuxième opus d’une œuvre originale au goût nostalgique…
Né en 1938, l’hebdomadaire belge Spirou est interdit par la censure décrétée par les occupants allemands en septembre 1943. À sa disparition, 50 000 lecteurs adhérents des ADS — Les Amis de Spirou, dont le code d’honneur a été rédigé par le Fureteur — se trouvent doublement orphelins. Six d’entre eux habitant Charleroi, le fief des éditions Dupuis, entrent en résistance, inconscients des dangers que représente cet engagement. Un récit malin touchant et nostalgique,non dénué d’humour, avec Spirou — le journal — et sans Spirou — le héros.
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Jack Gilet : le bourreau au cœur tendre de David Ratte…
Saviez-vous qu’en 1916, à Unicoi (comté de l’État du Tennessee, aux États-Unis), une éléphante prénommée Mary a été condamnée à mort et pendue à une grue pour avoir écrasé la tête du dresseur qui la battait ? Eh oui, en Amérique, à cette époque-là, on ne rigolait pas avec la loi, même en ce qui concernait les animaux à qui on accordait, suivant la croyance populaire, une conscience morale. La plupart d’entre eux devant alors être exécutés, il y aurait eu, d’après l’excellent narrateur et dessinateur David Ratte (1), des bourreaux assermentés qui devaient parcourir tout le pays pour appliquer la sentence suprême à ces bestioles assassines, à la suite de décisions issues des procédures fédérales. C’était d’ailleurs le métier du jeune Jack Gilet : un type un peu paumé qui aimait tellement les animaux qu’il ne voulait pas qu’on les abatte comme des bêtes…
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« 1629 » : Jéronimus Cornélius, un psychopathe aux tréfonds de l’horreur…
Deux ans après la publication remarquée en 2022 du premier opus de « 1629 : l’effrayante histoire des naufragés du Jakarta » (1), voici la seconde partie : laquelle devrait combler ceux qui se sont passionnés pour ce formidable thriller maritime. Un huis clos éprouvant — inspiré aux auteurs par une histoire vraie déjà adaptée en BD par Jean-Denis Pendanx et Christophe Dabitch (2) — qui renoue avec les grandes séries d’aventures exotiques…
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Place à l’aventure et aux enquêtes dignes des meilleures séries télé avec « Julia » !
Il semblerait que l’éditeur Altercomics, ait tenu ses promesses de faire un effort conséquent sur la traduction en langue française et l’orthographe des textes de certains fumetti du célèbre catalogue de Sergio Bonelli, qu’ils ont commencé à publier depuis le mois d’août (1) : preuve en est la parution des n° 2 disponibles depuis le 8 novembre… Nous en sommes vraiment heureux, notamment pour l’excellente série policière « Julia », scénarisée par Giancarlo Berardi et illustrée pour cet épisode par le virtuose Corrado Roi : voilà qui devrait ravir les amateurs de bandes dessinées populaires italiennes en noir et blanc !
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« L’Omégon » : fin du deuxième cycle de la série mythique « La Quête de l’oiseau du temps » !
Commencée en décembre 1975 dans le premier numéro d’Imagine, « La Quête de l’oiseau du temps » trouve 50 ans plus tard la conclusion… du second cycle : « Avant la quête ». Et Serge Le Tendre et Régis Loisel — avec la complicité de Vincent Mallié — réussissent la performance de réunir magistralement les deux époques. Encore une série culte des années fastes de la « nouvelle BD » des années 1970 qui se porte à ravir ! D’autant plus qu’à « Avant la quête » pourrait succéder « Après la quête » : un volume unique que Régis Loisel a encore tout récemment évoqué en interview (ou en privé), qu’il devrait dessiner lui-même et qui mettrait la focale sur l’errance d’un Bragon âgé et perdu dans sa folie.
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« The Kong Crew » : grande aventure, anachronismes et grosses bestioles !
On vous a déjà dit tout le bien que l’on pensait de la saga ébouriffante, délirante et jubilatoire « The Kong Crew » d’Éric Hérenguel… (1) Or, voilà que les éditions Caurette sortent une très belle intégrale de luxe de la trilogie (224 pages, dans sa version originale en noir et blanc grisé et en français) : une incroyable épopée hommage aux comics, aux pulps et aux vieux films fantastiques des fifties ! Ceci alors que le tome 3, cartonné et en couleurs, vient aussi à peine de paraître chez Ankama… La totale en noir et blanc ou les trois volumes en couleurs, vous avez donc le choix ! L’essentiel étant de ne pas passer à côté de ces aventures follement drôles, débridées et imaginatives, sous couvert de fable épique et écologique !
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