Sous le titre « Le Phare » se cache une anthologie thématique atypique. Les huit récits réunis évoquent chacun, à leur façon, ce « personnage » architectural en l’associant à des univers de genres très différents, le tout réalisé par des duos d’auteurs américains et franco-belges.
Lire la suite...Plein « Phare » chez Astrolabe…
Sous le titre « Le Phare » se cache une anthologie thématique atypique. Les huit récits réunis évoquent chacun, à leur façon, ce « personnage » architectural en l’associant à des univers de genres très différents, le tout réalisé par des duos d’auteurs américains et franco-belges.
Dès la première histoire, on est loin du récit historique ou réaliste qu’on pourrait associer instinctivement aux phares. Le scénariste Vincent Brugeas et le dessinateur Jorge Coronas nous transportent dans une enclave au cœur des « baronnies séloniennes » : un monde menacé par des ombres et dominé par un phare qui se construit, s’élève jour après jour… Mais dans quel but ?
Dans « L’Éclat de Judas » signé Julien Motteler et Brian Azzarello, autre monde, celui d’un père et de son fils en pleine tempête en bord de mer, entre silence et ténèbres, alors que dans « La Nuit des Lampyres », de Sylvain Repos et Dan Walters, un phare attire des êtres inquiétants, des êtres mystérieux qu’on retrouve également dans « Le Seigneur des airs », réalisé par Richard Blake et Serge Lehman.
Si le phare provoque des inspirations surnaturelles, d’autres récits, comme « Phare noir » (de Filipe Andrade et Kid Toussaint), ou « Le Phare » (de Yannick Corboz et James Tynion IV) sont nettement plus contemporains, mais non moins inquiétants ou fantomatiques, voire science-fictionnesques. C’est le cas avec « Dernière Lueur » (de Merwan et Mattson Tomlin) et de « Préservation » (de Frederik Peeters et Ram V).
L’album réunit ainsi des univers différents dans des styles graphiques différents, mais toujours de très belle tenue. Cet album est aussi l’occasion de découvrir un nouvel éditeur – dont c’est le cinquième titre publié – et, comme il est dit en avant-propos, « une aventure éditoriale », d’autant que la jeune maison voulait d’abord se nommer « lighthouse » : le phare en anglais.
L’ambition initiale était de réunir pour ce titre une équipe artistique internationale « pour faire se rencontrer des cultures et des approches différentes ». Pourquoi le phare ? Parce que c’est « un objet ou un lieu symbolique capable de véhiculer une certaine idée d’évasion ou d’aventure, qu’elle soit lointaine ou intérieure ». On ne saurait dire mieux ! En tout cas, le pari est tenu !
Didier QUELLA-GUYOT
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« Le Phare » par collectif
Éditions Astrolabe (22,90 €) – EAN : 9782488807012
Parution 16 octobre 2026

















