Louis ramène sa petite famille sur le bord de mer où il avait déjà passé des vacances avec son père, son oncle et sa tante, quand il n’avait que dix ans. Il va même jusqu’à relouer, pour quelques jours, la vieille maison où ils logeaient. En se promenant sur la plage, il se retrouve face à une falaise où une ancienne et menaçante villa en ruine résiste encore. Les souvenirs d’un été des insouciantes seventies lui reviennent immédiatement à l’esprit, alors que ses copains lui racontaient qu’y vivait une sorcière censée savoir parler aux morts… Pour cette convaincante plongée dans un passé qui marqua durablement cet enfant, le délicat scénariste Vincent Zabus s’est adjoint le trop rare Denis Bodart, dont le dessin s’accorde ici parfaitement à l’émotion du récit.
Lire la suite...AU REVOIR, LILIANE FRANQUIN…
Nous venons d’apprendre avec grande tristesse le décès de Liliane Franquin, survenu dimanche dernier.
Il y a des articles dont on se passerait bien… Alors que nous nous apprêtons à célébrer les cinquante ans de Gaston Lagaffe (ce sera exactement le 28 février prochain), l’épouse du génie s’est donc éteinte ce 28 janvier, ce qui donne à cet anniversaire un goût bien amer. Depuis que j’ai appris la nouvelle, je ne peux m’empêcher de penser à de troublantes coïncidences de dates, outre ce 28. Liliane s’est éteinte 10 ans après André (c’était le 5 janvier 1997), 2007 est certes l’année des 50 ans de Gaston, mais aussi les 30 ans des Idées Noires, et – même si Le Tank fut réalisé en 1946, il fut publié dans l’Almanach Spirou 1947 – les 60 ans de la reprise du fameux groom par Franquin. 2007, c’est aussi l’année où s’achève l’exposition « Le Monde de Franquin » à Bruxelles. Je ne veux rien faire dire à ces chiffres, c’est juste ainsi… Curieuses impressions, entre célébrations et affliction…
André Franquin épousa Liliane Servais en 1950. Alors que Franquin était en train de réaliser Le Nid des Marsupilamis (1956-1957), le jeune couple attendit un heureux événement : la naissance d’une jolie petite Isabelle. Femme discrète et aimante, Liliane fut une épouse attentive et sincère, accompagnant et rassurant toute sa vie un Franquin drôle et angoissé, plein de volonté et rongé par le doute, misanthrope et humaniste à la fois ; ce concentré de contradictions intelligentes et sensibles qui rendait cet homme si attachant, si indispensable. On imagine bien le haut degré de connivence et d’amour qui reliait ces deux êtres, et combien Liliane et Isabelle ont été importantes dans la vie et l’œuvre de Franquin, ce dernier les ayant dessinées plusieurs fois dans ses bandes, multipliant avec pudeur les clins d’œil, influencé qu’il fut par sa vie de couple et sa paternité.
Je reviendrai bien évidemment sur les 50 ans de Gaston dans un article de fonds en février sur ce site, mais pour l’instant le cœur n’y est pas. Je ne peux juste qu’adresser – et toute l’équipe de Bdzoom se joint à moi – les plus sincères condoléances à Isabelle, à qui nous pensons très fort.
Cecil McKinley.
(La photo illustrant cet article est un portrait très personnel que fit Franquin de Liliane, désolé pour la piètre qualité de rendu du document. Et si vous cliquez sur l’appareil photo en haut à droite de cette page, vous pourrez admirer deux dessins d’amour que fit Franquin pour sa femme chérie).








Chère Isabelle
C est dans le Nord de la Thailande ou je vis depuis 15 ans,que je viens d apprendre le décès de ta maman qui comme tu le savais était devenue une amie que j admirais beaucoup comme ton papa rue des marcassins.
C est avec une immense tristesse, que je te souhaite mes plus sincères condoleances.
A bientot
Jean Pierre (pitou) Ramboux