Grand Prix d’Angoulême 2010, Hervé Barulea, qui signe Baru (1), est né le 29 juillet 1947, à Villerupt (un bled de la Meurthe-et-Moselle, en Lorraine). Ado dans les années 1960, il découvre le rock`n`roll par l’intermédiaire de juke-box laissés dans les cafés après le départ de militaires américains des bases du coin, quand la France est sortie de l’OTAN. Comme l’auteur de « L’Autoroute du soleil » le déclare pour présenter ce nouveau diptyque : « Le rock`n`roll, ça reste encore et toujours ma réserve d’énergie ! » Dans ce premier volume de 140 pages tendres et drôles, et un brin nostalgiques, Baru s’intéresse à cette « musique du diable » — qui est loin d’être une musique de vieux réservée aux baby-boomers — et à ses icônes qui ont fait vibrer sa jeunesse, et toute sa vie… à travers des anecdotes vécues ou des récits fictifs, évoquant notamment les Rolling Stones, mais aussi les Yardbirds, les Who, Vince Taylor…
Lire la suite...« Dicomanga », le dictionnaire encyclopédique de la bande dessinée japonaise
Pour la première fois, avec près de 1500 entrées, 900 illustrations et une vingtaine d’articles transversaux, un grand et passionnant ouvrage de référence explore et cartographie de manière exhaustive le phénomène Manga.
Les ouvrages publiés autour du Manga ne sont pas une nouveauté. Depuis que le genre connait le succès en France, quelques auteurs se sont attachés à fournir des repères de lecture dans cet univers foisonnant de parutions qui a atteint les 1428 nouveautés en 2007 (source : Gilles Ratier – Rapport ACBD). C’est ainsi que par exemple, en 2006, Julien Bastide et Anthony Prezman nous avaient livré un Guide des Mangas (Bordas) recensant 100 séries « indispensables ». Rien de commun pourtant avec le Dicomanga qui vient de paraître aux éditions Fleurus et dont la rédaction a pris trois longues années. Sous la direction de Nicolas Finet, une équipe de neuf auteurs, parmi lesquels on reconnait le nom de quelques spécialistes bien connus du genre, tel Stéphane Ferrand, actuel directeur du département Manga des éditions Glénat ou encore le journaliste Christian Marmonnier, a respecté les lois du genre du dictionnaire encyclopédique pour fournir un remarquable travail tendant à l’exhaustivité quand aux publications et l’atteignant même dans le recensement biographique des auteurs de la bande dessinée japonaise dont le travail a un jour fait l’objet d’une traduction française. Une vingtaine d’articles transversaux permet par ailleurs de mieux appréhender et comprendre la bande dessinée japonaise traduite en langue française. Le résultat est évidemment un ouvrage de référence, indispensable à la compréhension et la découverte du Manga, pour néophytes ou initiés.
Laurent Turpin
Dicomanga – Editions Fleurus – 30€






