Cette récente bande dessinée — reprenant une enquête du Nestor Burma de Léo Malet — est non seulement réussie, elle sort vraiment de l’ordinaire ! Déjà, il s’agit du dernier roman original avec le célèbre détective de choc (le titre suivant le mettant en scène n’étant que la réécriture d’un texte du romancier, déjà paru en 1948) et du premier entièrement réalisé par François Ravard (après qu’il ait dessiné, également d’après l’univers graphique de Jacques Tardi, « Les Rats de Montsouris », dont Emmanuel Moynot avait assuré l’appropriation scénaristique), mais c’est aussi l’une des rares fois où Burma quitte la capitale (1) : d’ailleurs, lors de sa parution en 1970, aux éditions Fleuve noir, le récit ne faisait pas partie du cycle « Les Nouveaux Mystères de Paris ».
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Vénérée par les uns, méprisée par les autres, la Bande Dessinée japonaise (Manga) ne laisse pas indifférente. Elle est pourtant très méconnue. Bdzoom vous offre un panorama historique complêt de cet art graphique venu du pays du soleil levant …
LES MANGAS : IMAGES ET MIRAGES. Le manga se présente sous la forme d’albums comprenant des centaines de pages, imprimés en principe en noir et blanc, utilisant parfois une trame 50 grisée, avec peu de vignettes par page, mis en page avec une grande liberté, peu de dialogues, rapides, des histoires basées sur un réalisme cinématographique souvent violent, mettant en scène des personnages stéréotypés aux yeux ronds. Cette technique narrative, accélérée, met en relief l’une des caractéristiques particulières du manga un visuel basé sur une action découpée en une succession d’images donnant une nouvelle dynamique à la page dessinée. Ici, on peut penser à Osamu Tezuka qui a introduit cette technique dès les années quarante et fut absolument ignoré de ses contes occidentaux. . Aujourd’hui quelques auteurs américains et européens commencent à utiliser cette technique. L’histoire, dans les mangas, n’a pas toujours de fin heureuse. Comme on adjoint le tragique, la violence et un dénouement pessimiste, les personnages souffrent réellement, même si parfois le rire et l’humour sont présents. Le lectorat est âgé de huit ans à vingt cinq ans, aux deux tiers masculin.







