Né le 14 août 1926, le légendaire René Goscinny — disparu trop tôt à l’âge de 51 ans, en 1977 — aurait eu 100 ans cette année ! Une salve de livres célèbre aujourd’hui le centenaire du génial scénariste d’« Astérix », de « Lucky Luke » ou d’« Iznogoud » et créateur du « Petit Nicolas » (1), dont l’un est attendu depuis longtemps, puisque la première partie a paru en 2019. (2) Il s’agit du second volume du « Roman des Goscinny » par Catel (spécialiste du roman graphique biographique avec ses sensibles ouvrages sur Kiki de Montparnasse, Olympe de Gouges, Joséphine Baker…), qui a bénéficié une nouvelle fois, pour cet instructif et touchant portrait, de la complicité d’Anne Goscinny : la fille de cet homme guidé par le plaisir de divertir, dont l’héritage universel continue de faire vibrer toutes les générations…
Lire la suite...Lanfeust mag 58 – octobre 2003
Information de poids dans Lanfeust Mag ce mois ci, puisqu’on nous annonce l’éviction pure et simple de Jean-Louis Mourier, véritable pilier du mensuel des éditions Soleil.
J’entends déjà le cliquetis des armes et le froissement des banderoles pour réclamer le retour du prolifique dessinateur de » Trolls de Troy « , aussi ne pousserai-je pas plus loin la boutade orchestrée par la rédaction… NON Jean-Louis Mourier n’a pas été viré. Ou du moins on n’y croit pas une seule seconde, malgré le pseudo communiqué officiel reproduit ici : » Face à des retards à répétition du célèbre dessinateur, la direction de l’excellent magazine pour la jeunesse de tous âges, Lanfeust Mag, s’est vue dans l’obligation de se séparer de ce précieux collaborateur « . Et pour bien prouver la chose, le lecteur aura droit, comme de juste, à sa tranche de prépublication du nouveau » Trolls » ( » Plume de sage « ), à la différence près que celle-ci sera – retard oblige – réalisée par Adrien Floch, Kéramidas, Van Liemt, Bianco, Dutto, Dav et Augustin, Mourier se chargeant pour sa part de la seule première page.
Bien sûr on s’est habitué à ce que les retards des dessinateurs Soleil soient mis en scène pour parfaire l’image potache du magazine. Cases sans bulles, bulles sans cases, crayonnés, planches non encrées, le lecteur a éclusé pas mal de cas de figures depuis 58 numéros. Jamais pourtant la rédaction n’avait mis autant de soin à monter son canular, en une formule qui n’est pas sans rappeler celle de Spirou. Mais qu’importe puisque cela constitue la plus évidente des passerelles entre un journal qui vit et veut le faire savoir à ses lecteurs. D’autant plus que l’on rit franchement à la lecture de ce papier.
Coté BD : que du Soleil et du bon : Slhoka, Moréa, Marlysa, Zorn et Dirna, Atalanta, Excalibura, Lanfeusta et Trolla (dixit la couv du mag).
La phrase du jour : Réponse, dans le courrier des lecteur, à un internaute se félicitant des parodies distillées ça et là dans Lanfeust Mag : » Tu as bien compris notre philosophie : plus c’est con, plus c’est drôle. « . C’est eux qui l’ont dit







