Avec le somptueux « Nouvelle France », le scénariste Stephen Desberg et le dessinateur Bernard Vrancken mettent en scène une captivante aventure humaine durant les guerres coloniales nord-américaines du XVIIIe siècle. Quand l’histoire rencontre le fait d’hiver…
D’emblée, par son sujet, cet album généreux (riche de quelque 113 planches et 128 pages) convoque le souvenir d’un autre grand récit : celui de Hugo Pratt paru chez Casterman en 1976 : « Fort Wheeling ». Si Pratt jouait de son admirable noir et blanc, Vrancken joue de la couleur avec ce nouvel album : une couleur où prime la valeur dramaturgie, entre noirceur des ombres et blancheur de l’hiver.
Le décès de Laurence Harlé
La scénariste de « Jonathan Cartland » Laurence Harlé est décédée le samedi 4 juin 2005 des suites d’une longue maladie.
HARLÉ, Laurence
(1949- 2005)
Scénariste
Né à Paris (France) en 1949, Laurence Harlé débute dans la bande dessinée par le biais de sa passion de l’Ouest américain. Sous le nom de Kikapoo, elle crée en juin 1974, dans le quatrième numéro du mensuel Lucky Luke, en compagnie de Michel Blanc-Dumont, le personnage de Jonathan Cartland.
Absorbée par ce western dont les qualités sont sans cesse croissantes, Laurence Harlé n’aura par ailleurs qu’une faible production. Dans Pilote, elle réalise cependant avec Patrick Lesueur Reste-t-il du miel pour le thé ? (album Dargaud, 1981) et quelques histoires complètes avec Blanc-Dumont qui seront reprises ensuite (avec d’autres signées par Gémignani et Le Tendre) dans un album intitulé Courts Métrages (Editions Dargaud, 1985).
Perfectionniste, Laurence Harlé prend plusieurs années pour concevoir un important volume très documenté consacré à La Cavalerie américaine (Illustrations de Jean Marcellin, Editions Dargaud, 1986) tout en poursuivant conjointement les aventures de Jonathan Cartland.
En 1991, elle écrit le second volet de la série Silver Screen sous le titre Les Yeux de cendres (dessins R. Brénot – Editions Zenda) et collabore, trois ans plus tard, à La Tour de Babel des croqueurs de sable, un portfolio hors commerce destiné à la presse pour la sortie de l’album L’Âme braise. En 2001, alors qu’elle travaille avec Michel Crespin sur une nouvelle histoire, ce dernier décède brutalement le 14 février. Laurence décède le 5 juin 2005 des suites d’une longue maladie.PM






