Après son déjanté « Jolly Jumper ne répond plus » – 40 000 exemplaires vendus —, où il livrait sa propre version des aventures du célèbre cow-boy solitaire qui tire plus vite que son ombre, publié sous le label Lucky comics en 2017, Guillaume Bouzard retrouve Lucky Luke pour un album tout aussi loufoque — si pas plus ! — que le précédent. Invité à raconter le tournage de la série télé éponyme (à venir sur Disney+ et, ensuite, sur France Télévisions), il en recueille nombre de croquis et d’anecdotes sur la manière dont se prépare et se tourne une production au succès assuré. Bien entendu, ce reportage va donner lieu à une BD complètement décalée, où, en tant qu’adepte de l’autodérision, il se met lui-même en scène : à hurler de rire !
Lire la suite...LE DECES DE RAYMOND MARIC
Maric était un véritable homme-orchestre de la bande dessinée, extrêmement dynamique tant par ses activités d’administrateur que comme scénariste et dessinateur, à l’aise autant dans l’humour que dans la science-fiction ou le réalisme
MARIC (pseudonyme de Raymond CHIAVARINO)
23 mars 1927 à Nice/12 septembre 20005 à Arpajon
Maric débute dans la bande dessinée avec À bout de force dans Cendrillon en mars 1943, comme scénariste et co-dessinateur avec Maccario, sous le pseudonyme commun Mac Chiav. Ensemble, ils réalisent aussi Maquis dans O ! Hé Oh ! (1944-1945). Par ailleurs, Maric publie des récits complets pour les éditions Voix françaises de Nice où il signe « RMC » (1947-1948).
Il travaille aussi dans la grande presse comme caricaturiste à L’Espoir de Nice (1947) et anime des pages de jeux dans Le Patriote de Nice (1948-1950). Il monte ensuite à Paris où il conçoit un album à la S.P.E. : Pour la conquête de l’espace, et devient secrétaire de rédaction à Miroir Sprint.
Aux éditions Azur, il est scénariste de Bicot pour Serna (1959) et Forest (1959-1961). Pour ce dernier, il est aussi scénariste de Charlot à la S.P.E.
Il redevient dessinateur chez Rouff avec trois albums de Tanky, Tournevis et Boîtaclous, en 1960, et publie Mademoiselle de la Seiglière dans Ouest-France (1961), L’Inspecteur Leroy dans L’Espoir de Nice (1963), L’Inspecteur Souplex dans L’Humanité Dimanche (1965).
En 1971, Maric est nommé, à la S.P.E., rédacteur en chef du Journal des Pieds Nickelés et du Journal de Bibi Fricotin. Il fusionne ces deux publications dans le mensuel Trio et crée une équipe dynamique de dessinateurs : Marcello, Carali, Frisano, Gine, Gen-Clo, pour lesquels il est aussi scénariste. Il écrit John Parade pour Marcello, puis pour Frisano ; Gorak et Macchus pour Frisano ; Yvain de Kanhéric pour Gérald Forton ; Le Rebelle d’El Paso pour Gine ; Les Rapaces pour Robert Rigot ; Messire de la Chienlit pour Gen-Clo. Il est scénariste, par ailleurs, de Lacroix pour Bibi Fricotin et de Pellos pour Les Pieds Nickelés, dans les années soixante et soixante-dix.
En 1979, Maric quitte la S.P.E. et devient scénariste aux éditions Dupuis pour La Ford T à la suite de Tillieux. Il crée les Contes défaits et Peruana pour Frisano et Cristal pour Marcello (1986-1988). Toujours pour Frisano, il écrit Zorro (1978) chez M.C.L., Che Guevara (1982) pour Dargaud dans la collection « Les Grands Capitaines », Aïda et Othello (1985) chez Alliance Media.
Aux éditions Serpenoise, il scénarise La Famille Lakouetche pour Gen-Clo (1981-1986) et, chez Vaillant, il reprend dans Pif-Gadget le scénario d’Arthur le Fantôme (1982). En 1994, il élabore avec Baron Brumaire Les Morin Lourdel chez Glénat.






