Grand Prix d’Angoulême 2010, Hervé Barulea, qui signe Baru (1), est né le 29 juillet 1947, à Villerupt (un bled de la Meurthe-et-Moselle, en Lorraine). Ado dans les années 1960, il découvre le rock`n`roll par l’intermédiaire de juke-box laissés dans les cafés après le départ de militaires américains des bases du coin, quand la France est sortie de l’OTAN. Comme l’auteur de « L’Autoroute du soleil » le déclare pour présenter ce nouveau diptyque : « Le rock`n`roll, ça reste encore et toujours ma réserve d’énergie ! » Dans ce premier volume de 140 pages tendres et drôles, et un brin nostalgiques, Baru s’intéresse à cette « musique du diable » — qui est loin d’être une musique de vieux réservée aux baby-boomers — et à ses icônes qui ont fait vibrer sa jeunesse, et toute sa vie… à travers des anecdotes vécues ou des récits fictifs, évoquant notamment les Rolling Stones, mais aussi les Yardbirds, les Who, Vince Taylor…
Lire la suite...Lanfeust mag 58 – octobre 2003
Information de poids dans Lanfeust Mag ce mois ci, puisqu’on nous annonce l’éviction pure et simple de Jean-Louis Mourier, véritable pilier du mensuel des éditions Soleil.
J’entends déjà le cliquetis des armes et le froissement des banderoles pour réclamer le retour du prolifique dessinateur de » Trolls de Troy « , aussi ne pousserai-je pas plus loin la boutade orchestrée par la rédaction… NON Jean-Louis Mourier n’a pas été viré. Ou du moins on n’y croit pas une seule seconde, malgré le pseudo communiqué officiel reproduit ici : » Face à des retards à répétition du célèbre dessinateur, la direction de l’excellent magazine pour la jeunesse de tous âges, Lanfeust Mag, s’est vue dans l’obligation de se séparer de ce précieux collaborateur « . Et pour bien prouver la chose, le lecteur aura droit, comme de juste, à sa tranche de prépublication du nouveau » Trolls » ( » Plume de sage « ), à la différence près que celle-ci sera – retard oblige – réalisée par Adrien Floch, Kéramidas, Van Liemt, Bianco, Dutto, Dav et Augustin, Mourier se chargeant pour sa part de la seule première page.
Bien sûr on s’est habitué à ce que les retards des dessinateurs Soleil soient mis en scène pour parfaire l’image potache du magazine. Cases sans bulles, bulles sans cases, crayonnés, planches non encrées, le lecteur a éclusé pas mal de cas de figures depuis 58 numéros. Jamais pourtant la rédaction n’avait mis autant de soin à monter son canular, en une formule qui n’est pas sans rappeler celle de Spirou. Mais qu’importe puisque cela constitue la plus évidente des passerelles entre un journal qui vit et veut le faire savoir à ses lecteurs. D’autant plus que l’on rit franchement à la lecture de ce papier.
Coté BD : que du Soleil et du bon : Slhoka, Moréa, Marlysa, Zorn et Dirna, Atalanta, Excalibura, Lanfeusta et Trolla (dixit la couv du mag).
La phrase du jour : Réponse, dans le courrier des lecteur, à un internaute se félicitant des parodies distillées ça et là dans Lanfeust Mag : » Tu as bien compris notre philosophie : plus c’est con, plus c’est drôle. « . C’est eux qui l’ont dit






