Disponible dans La Belle Province depuis novembre 2025, la nouvelle bande dessinée de Jean-Paul Eid, réalisée avec son complice Claude Paiement, est enfin diffusée en Europe… Ce très bon « Crue » porte un regard aussi sobre que réfléchi sur la délicate problématique des abus dans les milieux artistiques, en nous dressant le portrait de Germain Cliche : cinéaste de renom et adulé au Québec, qui est accusé de viol sur les réseaux sociaux, juste au moment où son dernier long métrage se place finaliste pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère. Une histoire marquante et émouvante fort bien dessinée, qui est également un hommage à toutes les victimes d’agressions sexuelles !
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Le retour en pleine forme de Max Fridman : 18 ans après…
La publication de ce nouvel album de « Max Fridman », l’une des séries emblématiques de l’Italien Vittorio Giardino (âgé aujourd’hui de 79 ans), est un événement : d’autant plus que son réaliste dessin « ligne claire » est toujours aussi élégant et que son propos humaniste, témoignage d’une époque trouble pour une Europe en plein désarroi, est une fois de plus séduisant et poignant… Après avoir traqué les fascistes à Istambul ou à Budapest, et pendant la guerre civile espagnole, notre énigmatique et flegmatique agent secret évolue, cette fois-ci, dans l’Autriche — annexée par l’Allemagne nazie — de 1938, pour cet imposant ouvrage composé de deux parties distinctes qui forment un tout passionnant…
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Entretien avec Melhia Martin : l’autrice du remarqué « L’Été avec Olivia »…
« L’Été avec Olivia » est une bande dessinée toute en délicatesse et poésie qui décrit la naissance de sentiments inconnus, le temps d’un été, pour une préadolescente observatrice. De l’ennui à un enthousiasme bridé et incertain, la jeune autrice s’attarde par petites touches sensibles sur l’évolution émotionnelle de sa jeune héroïne. Nous remercions sincèrement Melhia Martin d’avoir pris du temps pour répondre à nos questions sur une bande dessinée qui inaugure la collection Orage aux éditions Biscoto.
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« La Louve céleste » : une escale mouvementée à Rome pour Jhen Roque !
Le troisième héros important issu de l’imagination fertile de Jacques Martin propose son vingtième album. Compagnon de Jeanne d’Arc, ami du sulfureux Gilles de Rais et infatigable voyageur, Jhen fait escale à Rome pour ce nouvel épisode : lequel permet au lecteur de retrouver la signature de Jean Pleyers (le premier dessinateur de cette incontournable série).
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Ça rigole pas à Smiling Woods !
Dès la couverture, trois personnages nous observent. Ils sont devant un camping-car, en pleine forêt. Il fait nuit et la lune brille. C’est très beau, mais dans la lumière d’une torche, apparait une main… à l’évidence celle d’un cadavre. L’ambiance inquiétante est installée, diabolique peut-être, comme annoncé dans le titre : « Le Diable de Smiling Woods »…
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Premiers émois en vacances, pendant « Un été loin des hommes »…
Tout juste auréolées du Prix René Goscinny du jeune scénariste (pour « Les Cheveux d’Édith », également chez Dargaud, mais avec Dawid au dessin), les prolifiques autrices en ouvrages jeunesse ou romans young adult que sont Fabienne Blanchut et Catherine Locandro nous racontent, dans ce qui n’est que leur deuxième bande dessinée, comment, entre silences et non-dits, a basculé la vie de Frédérique, alors qu’elle avait à peine 13 ans. Basé sur leurs trajectoires personnelles, cet attachant et délicat récit intime, somptueusement mis en images par l’Italien Thomas Campi, nous amène en Corse-du-Sud. À l’occasion de vacances en famille, pendant un été bien particulier de 1985, la fillette comprend qu’elle grandit et qu’elle est différente, car elle prend doucement conscience de l’attirance qu’elle développe pour une serveuse du restaurant du village…
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À la recherche du dimanche perdu…
Les contes européens ne se résument pas à ceux des frères Grimm additionnés à ceux de Charles Perrault. Il est agréable d’en découvrir de nouveaux venus de pays plus lointains, comme ceux du seul pays latin des Balkans : la Roumanie. La bédéaste Ileana Surducan adapte, dans une bande dessinée délicate, « La Fille du bon vieil homme » de son compatriote Petre Isperescu. Il faut découvrir « Le Dimanche perdu » : un conte intemporel à la morale moderne.
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« Chagrin » : une belle appropriation de Balzac…
Publié en 1831 sous forme de feuilleton dans la presse, puis en roman chez Gosselin et Canel, « La Peau de chagrin » appartient à « La Comédie humaine » : l’œuvre magistrale d’Honoré de Balzac. Deux auteurs bien connus en proposent une libre adaptation en 126 pages, aux ambiances gothiques non dénuées de fantastique. Résultat : un ouvrage d’une grande richesse, avec pour cadre le Paris romantique du XIXe siècle.
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« Les Hautes Herbes » : un voyage initiatique…
Avec ce one-shot de fantasy, le duo Clin et Grun signe une aventure fantastique dans un monde antédiluvien aux prémices de l’humanité, portée par un dessin séduisant, dans laquelle un père transmet ses valeurs à son jeune fils.
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Baru, solide comme un rock !
Grand Prix d’Angoulême 2010, Hervé Barulea, qui signe Baru (1), est né le 29 juillet 1947, à Villerupt (un bled de la Meurthe-et-Moselle, en Lorraine). Ado dans les années 1960, il découvre le rock`n`roll par l’intermédiaire de juke-box laissés dans les cafés après le départ de militaires américains des bases du coin, quand la France est sortie de l’OTAN. Comme l’auteur de « L’Autoroute du soleil » le déclare pour présenter ce nouveau diptyque : « Le rock`n`roll, ça reste encore et toujours ma réserve d’énergie ! » Dans ce premier volume de 140 pages tendres et drôles, et un brin nostalgiques, Baru s’intéresse à cette « musique du diable » — qui est loin d’être une musique de vieux réservée aux baby-boomers — et à ses icônes qui ont fait vibrer sa jeunesse, et toute sa vie… à travers des anecdotes vécues ou des récits fictifs, évoquant notamment les Rolling Stones, mais aussi les Yardbirds, les Who, Vince Taylor…
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Vampires de moins en moins saigneurs au temps des lanceurs d’alerte…
Dans une Transylvanie contemporaine, mais uchronique, vampires et humains vivent côte-à-côte : une cohabitation qui n’est pas sans danger pour les seconds nommés et qui entraîne des problèmes sociaux, car les goules ont conservé une place dominante dans la hiérarchie domestique. « Saigneurs » offre une parabole originale sur les travers de notre monde, à partir de la lutte de trois jeunes colocataires contre l’ordre établi.
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