Grand Prix d’Angoulême 2010, Hervé Barulea, qui signe Baru (1), est né le 29 juillet 1947, à Villerupt (un bled de la Meurthe-et-Moselle, en Lorraine). Ado dans les années 1960, il découvre le rock`n`roll par l’intermédiaire de juke-box laissés dans les cafés après le départ de militaires américains des bases du coin, quand la France est sortie de l’OTAN. Comme l’auteur de « L’Autoroute du soleil » le déclare pour présenter ce nouveau diptyque : « Le rock`n`roll, ça reste encore et toujours ma réserve d’énergie ! » Dans ce premier volume de 140 pages tendres et drôles, et un brin nostalgiques, Baru s’intéresse à cette « musique du diable » — qui est loin d’être une musique de vieux réservée aux baby-boomers — et à ses icônes qui ont fait vibrer sa jeunesse, et toute sa vie… à travers des anecdotes vécues ou des récits fictifs, évoquant notamment les Rolling Stones, mais aussi les Yardbirds, les Who, Vince Taylor…
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Le tournage de la série « Lucky Luke » vu par Bouzard : hilarant !
Après son déjanté « Jolly Jumper ne répond plus » – 40 000 exemplaires vendus —, où il livrait sa propre version des aventures du célèbre cow-boy solitaire qui tire plus vite que son ombre, publié sous le label Lucky comics en 2017, Guillaume Bouzard retrouve Lucky Luke pour un album tout aussi loufoque — si pas plus ! — que le précédent. Invité à raconter le tournage de la série télé éponyme (à venir sur Disney+ et, ensuite, sur France Télévisions), il en recueille nombre de croquis et d’anecdotes sur la manière dont se prépare et se tourne une production au succès assuré. Bien entendu, ce reportage va donner lieu à une BD complètement décalée, où, en tant qu’adepte de l’autodérision, il se met lui-même en scène : à hurler de rire !
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Enola, jeune vétérinaire qui soigne les animaux des contes et légendes poursuit sa vocation auprès de Pégase…
Enola jouit d’une belle réputation qu’il lui faut tenir. Il faut dire que les vétérinaires spécialisées dans les animaux des contes et légendes, ça ne court pas les rues. C’est pourquoi elle n’hésite pas à venir défier les flots déchainés du haut d’un phare quand des chevaux ailés attaquent les gardiens du bâtiment. Un travail pour Enola et Maneki : son chat parlant !
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« Les Ailes du temps T3 » : un voyage hypersonique mouvementé dans le temps, de 1917 à 1944 !
Depuis quelques années, les offres de bandes dessinées d’aviation ne manquent pas. Des classiques « Buck Danny » ou « Michel Tanguy » aux nouvelles créations — surtout proposées par le label Zéphir —, il y a de quoi satisfaire tous les amoureux du genre. « Les Ailes du temps », tout en laissant une place de premier plan aux combats aériens, propose une solide dose de fantastique, permettant aux héros de surfer entre la Première et la Seconde Guerre mondiale. Il fallait oser ! Mission accomplie par Frédéric Zumbiehl et Patrice Buendia : scénaristes incontournables des nouvelles séries d’aviation.
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Isabel Allende, Georges Simenon…
Adapté du roman éponyme d’Isabel Allende, « Fille du destin » constitue un étonnant voyage entre Valparaiso, au Chili, et San Francisco. Surtout en 1849 ! L’Amérique du Nord représente alors un rêve, un idéal, l’Eldorado, même pour une jeune fille de bonne fille, ce qu’est Eliza. Enfin, presque !
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« Off » : une dystopie menée tambour battant…
Attention, attendez-vous à ne pas lâcher les 340 captivantes pages de ce roman graphique addictif, tenant à la fois du thriller, du film catastrophe et de la saga familiale. Prévu à l’origine pour la télévision belge, le récit a été entièrement réécrit pour le support BD, tout en gardant les codes de la série TV… À la suite d’une tempête solaire à l’échelle mondiale, une coupure de courant généralisée s’éternise et entraîne une cascade d’infinis bouleversements. L’habile et puissant scénario de Romain Renard (1) et d’Olivier Tollet, profondément ancré dans l’actualité politique et sociale de la Belgique et de l’Europe, nous permet de suivre le destin croisé de plusieurs femmes et hommes qui tentent de survivre à ce véritable black-out, où la population est aux abois.
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Les chimères bien humaines de la Terre sont réunies à celles métaphysiques de Vénus pour une conclusion en apothéose de la trilogie « Les Chimères de Vénus »…
Il y a des moments où les astres s’alignent pour le meilleur de la bande dessinée. Ainsi, après la conquête de Mars dans l’excellente série du « Château des étoiles », c’est Vénus que les hommes essayent de coloniser tout au long de la trilogie des « Chimères de Vénus ». Le talentueux Alex Alice a confié scénario et dessin aux non moins talentueux Alain Ayroles et Étienne Jung. Le dernier volume de cette courte uchronie clôt brillamment un cycle d’une grande richesse.
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« Druuna au commencement » : une conclusion en apothéose pour le préquel de la plus pulpeuse des héroïnes de BD !
À une époque où la bande dessinée « pornographique » était bannie des librairies, seuls les talentueux Milo Manara et Paolo Eleuteri Serpieri étaient présents dans les librairies, malgré la censure instituée par les lois Pasqua. Avec la conclusion de ce préquel débuté en 2022, il est temps de dire adieux à l’impudique héroïne née il y a 40 ans — en 1985 — dans Charlie Mensuel, sous l’impulsion de Claude Moliterni. Cette trilogie évoque le passé du personnage avant le premier épisode de « Morbus Gravis » : un futur pas vraiment réjouissant de l’humanité, vu par un maître italien de la bande dessinée.
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Il n’en reviendra pas !
Raymond Maufrais fait partie de ces explorateurs qui ont fait couler beaucoup d’encre. En 1949, il se lance en effet dans un pari un peu fou : rejoindre en solitaire, en partant de Guyane, les légendaires monts Tumuc-Humac (des collines, en réalité !). Il n’en reviendra pas, et son corps disparut à jamais. Seul son carnet de voyage fut miraculeusement retrouvé en 1951, et c’est grâce à lui que l’on peut désormais raconter son périple…
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« Sigi » : les dangers de la route des Andes…
La jeune pilote de course Sigrid Hässler, dite Sigi, poursuit son tour du monde en voiture — entre montée du nazisme (en cette fin des années 1920) et multiples périls du voyage — avec le photographe Sven. Ils ont échappé à un piège mortel aux États-Unis (1) et les voici sur la route des Andes. Ils y croisent le riche propriétaire terrien Raul de la Hoya, lequel peut dépanner la voiture. En Europe, la blonde Hannah (en couverture de l’album), une amie de Sigi, est la maîtresse du mécène nazi Gottfried Geyer : un jeu de plus en plus dangereux… On retrouve ici les mêmes qualités que dans le premier tome et David Morancho, le dessinateur, reste à un échelon bien connu désormais, c’est-à -dire très haut. Une série prévue en quatre tomes, excellente et recommandée…
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« Nouvelle France » : notre pays c’est l’hiver…
Avec le somptueux « Nouvelle France », le scénariste Stephen Desberg et le dessinateur Bernard Vrancken mettent en scène une captivante aventure humaine durant les guerres coloniales nord-américaines du XVIIIe siècle. Quand l’histoire rencontre le fait d’hiver…
D’emblée, par son sujet, cet album généreux (riche de quelque 113 planches et 128 pages) convoque le souvenir d’un autre grand récit : celui de Hugo Pratt paru chez Casterman en 1976 : « Fort Wheeling ». Si Pratt jouait de son admirable noir et blanc, Vrancken joue de la couleur avec ce nouvel album : une couleur où prime la valeur dramaturgie, entre noirceur des ombres et blancheur de l’hiver.






