Après le long périple qui a conduit Alix et les siens sur les traces de sa jeunesse en Gaule, en Orient, puis jusqu’aux profondeurs de la mystérieuse Atlantide, le sénateur romain cinquantenaire est de retour à Rome. Aux albums d’aventures classiques au long cours succède ce one-shot qui invite le lecteur à pénétrer dans les coulisses du pouvoir, où complots et cérémonies secrètes morbides se succèdent. Un épisode au scénario subtil, écrit comme une tragédie, qui aurait sans nul doute passionné Jacques Martin…
Lire la suite...Archives mensuelles : mai 2022
Lefranc : 70 ans, 33 albums… et des voitures !
« La Grande Menace », première enquête du journaliste Guy Lefranc débute le 21 mai 1952 dans le n° 21 de l’édition belge de l’hebdomadaire Tintin et dans le n° 193 de l’édition française. Après avoir lancé avec succès Alix au cœur de l’Antiquité, Jacques Martin a campé un héros contemporain, lui aussi très vite adopté par les lecteurs de l’hebdomadaire des éditions du Lombard : 70 années plus tard, le blond héros est toujours bien présent…
« Jesse James » : le western sous les feux de la vengeance…
620 000 morts, une nation déchirée et des territoires dévastés… Période charnière de l’histoire américaine, la guerre de Sécession (1861-1865) met fin à l’esclavage, mais ruine l’économie sudiste, renforçant les traumatismes et les rancœurs vengeresses. Dans le Missouri, le destin de Jesse James est ainsi marqué au fer rouge, un jour de 1863 : les menaces exprimées par une patrouille nordiste, conjuguées à l’esprit de vengeance et au sentiment d’humiliation des vaincus, vont transformer au fil des années ce fils de pasteur en un hors-la-loi sanguinaire…. Retraçant avec brio le destin de cette figure charismatique du western, Dobbs et Regnault signent un album puissant, par ailleurs premier opus de la nouvelle collection La Véritable Histoire du Far West, coéditée par Glénat et Fayard.
La déchirante histoire familiale de Jean-Louis Tripp !
Pendant les vacances de l’été 1976, un soir du caniculaire mois d’août, la famille de celui qui deviendra un célèbre dessinateur de BD poursuit son périple en roulotte dans les monts d’Arrée, en Bretagne, après une journée d’amusements et de rires. En un éclair, l’insouciance de ces moments de bonheur va s’interrompre, car le petit frère de Jean-Louis est brutalement fauché par une voiture. Transporté à l’hôpital, le jeune garçon succombera à ses blessures quelques heures plus tard : il n’avait que 11 ans…
Coup de chaleur au pôle Nord pour Pol Polaire…
Ce n’est pas facile d’élever seul deux enfants en bas âge. Surtout quand il s’agit de deux jumeaux et que l’on est un ours polaire bien pataud avec ses proies potentielles, qui plus est sur une banquise qui subit les conséquences du dérèglement climatique. Mais Pol Polaire allie désinvolture et bonne humeur pour affronter tous les tracas. Vous pouvez suivre ses aventures dans le premier album amusé et amusant d’une série prometteuse.
« Monte-Cristo » : Dumas revisité !
Depuis sa parution en 1844, « Le Comte de Monte-Cristo » a passionné des générations de lecteurs : quels que soient leurs âges. Aux adaptations de l’œuvre d’Alexandre Dumas en bandes dessinées s’ajoutent des récits inédits inspirés à leurs auteurs par les personnages de cette implacable histoire où se mêlent trahison et vengeance. C’est ainsi qu’après le « Dantès » imaginé par Pierre Boisserie, Philippe Guillaume et Éric Juszezack, les auteurs de ce nouveau « Monte-Cristo » transposent l’action aux États-Unis : un pays encore traumatisé par la tragédie du 11 septembre 2001.
Joseph Kessel, l’écrivain aventurier voyageur…
Il y a des écrivains dont la vie explique en grande partie l’œuvre et, quelque part, la dépasse. Par sa diversité, ses parcours, ses excès, celle de Joseph Kessel en fait partie. L’homme, en soi, a eu une vie tellement romanesque – et cet album le démontre à l’envi – que certains y voient un mythe. Alors replongeons dans la vie tumultueuse de cet écrivain reporter hors normes avec « Kessel : la naissance d’un lion » : un volume qui n’est qu’un tome 1, tellement il a à raconter sur Kessel !
Noël Gloesner : modestie et discrétion… (seconde partie)
Suite et fin de ce « Coin du patrimoine » consacré à Noël Gloesner qui est, sans nul doute, le plus grand de tous les auteurs présentés dans cette rubrique : un don inné pour le dessin, une réussite immédiate et pourtant, mis à part pour quelques initiés, il demeure un inconnu. Son tort, ne pas avoir travaillé pour l’un des quatre grands hebdomadaires qui ont régné après-guerre sur la presse BD : Spirou, Tintin, Vaillant et Pilote. Après avoir découvert son œuvre immense, comment ne pas crier à l’injustice ? Que ce modeste retour sur une carrière exemplaire lui permette d’être, un court instant, exposé à la lumière. Pour lire la première partie de ce dossier, voir Noël Gloesner : modestie et discrétion… (première partie).
Bamboo mag n° 77 : 20 bougies pour le label Grand Angle !
Spécialisées depuis plus de 30 ans dans l’humour « gros nez », avec le succès que l’on sait, les éditions Bamboo ont souhaité diversifier leur catalogue en février 2002, en lançant le label Grand Angle. 20 ans et 500 albums publiés plus tard, le désormais groupe Bamboo fête l’évènement en ce printemps 2022. Bamboo mag, bimestriel gratuit au sommaire éclectique s’adressant à un large lectorat, lui consacre un copieux dossier.
Zoom sur les meilleures ventes de BD du 11 mai 2022
Deuxième tome de la nouvelle série superstar du 9e art, « Elles » T2 débarque directement à la 2e place du « Top 20 BD », juste derrière « Le Monde sans fin ». Ces deux albums sont également présents (respectivement 9e et 5e) dans le « Top 20 GfK/Livres Hebdo » où on retrouve les mangas « Mashle » T8 (8e, Kaze Manga), « My Hero Academia » (14e, coffret collector, Ki-oon), « Demon Slayer » T21 (16e, Panini Manga), « Kaiju n°8 » T4 (17e, Kaze Manga), « Jujutsu Kaisen » T14 (19e, Ki-oon) et le toujours vaillant « Naruto » T1 (20e).
« Les Pionniers » d’un art nouveau : le 7e !
Juste après l’Exposition universelle de Paris (1890) et son symbole (la tour Eiffel), les inventions techniques continuent, avec Paris encore au centre, pour le siècle nouveau qui arrive. Les pionniers se nomment Pathé, Gaumont, Alice Guy, Méliès et d’autres. Ils ne sont pas tous ingénieurs ou industriels, mais vont révolutionner le spectacle et la vie du public.
« No Zombies » : quand Olivier Peru croque le genre survivaliste…
« Zombie » : revenant ou cadavre animé, se nourrissant de la chair des vivants. Revisitée dans les années 1960, la nouvelle définition du monstre a radicalement transformé le genre en mode survivaliste. Confrontant de fait l’humanité toute entière à sa propre fin, pour ne pas dire sa dévoration, scénaristes (Robert Kirkman) ou réalisateurs (de Jacques Tourneur dans les années 1940 à Yeon Sang-ho dans les années 2010 (« Dernier train pour Busan », 2016) en passant par Sam Raimi) ont cherché à préciser les frontières du thème, quelque part entre réel et fantastique. Dans la série « No Zombies », Olivier Peru joue de manière relativement inédite avec des clichés dérangeants : si les morts-vivants peuvent être ramenés à la vie par un vaccin salvateur, le passé n’est jamais complètement oublié. Le troisième tome, à paraître chez Soleil le 11 mai, nous donne l’occasion de contaminer ceux qui avaient échappé jusqu’ici à cette production horrifique de grande qualité…
Ouvrez « La Porte de l’univers » de l’absurde avec Goossens !
Retour en force du maître de l’absurde en album (chez Fluide glacial), sept ans après son hilarant « Combats » et, pour l’occasion, Daniel Goossens propose, fait rarissime, 65 planches d’une aventure censée être continue : le scénario ayant été exceptionnellement écrit entièrement, avant qu’il commence à le dessiner ! En fin de compte, il nous livre un petit bijou de drôlerie, doublé d’une réflexion sur l’humour et la création…
À noter que cette chronique est suivie d’une interview que Daniel Goossens a accordée à notre collaborateur Patrick Bouster…
Vous reprendrez bien un peu de dragon-thé ?
« La Tapisserie du dragon-thé » vient clore une élégante et très originale trilogie centrée sur l’apprentissage de deux jeunes filles dans un monde fantasy inclusif et bienveillant. En effet, l’univers de la fantasy ne se limite pas à des combats entre orcs, gobelins et autres créatures démoniaques. Non, K. O’Neill développe, dans un univers délicat, un récit d’initiation profond et apaisant comme une bonne tasse de thé à 17 heures.






