Héros discret de ce western atypique, Elijah Stern est de retour pour une sixième aventure tout aussi étrange que les précédentes. Antihéros par excellence et n’ayant plus rien à « croquer », notre croque-mort discret et solitaire, amateur de littérature, plonge tête baissée dans un coup foireux… où il risque de la perdre. Le scénario aux petits oignons des frères Maffre entraîne Elijah dans une invraisemblable épopée : laquelle conduit leur héros sur une île pas aussi déserte que le croient ses ravisseurs. Un album dessiné avec élégance et qui se déguste avec gourmandise.
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Chabouté fait parler les œuvres du musée d’Orsay : séquence émotion !
Dans la lignée de la série éditée par Futuropolis avec Le Louvre — et qui avait déjà initié quelques bandes dessinées consacrées au musée d’Orsay —, le label Vents d’Ouest du groupe Glénat publie ce nouveau roman graphique de Chabouté qui propose une étonnante visite des riches collections réunies dans ces galeries pluridisciplinaires situées dans l’ancienne gare d’Orsay, le long de la rive gauche de la Seine. Entre humour et poésie, l’ouvrage, qui accorde 186 planches au quotidien de l’établissement, se révèle aussi être une réflexion sur notre rapport à l’art… Et c’est alors que, grâce à la maîtrise des noirs profonds et à l’efficacité de la narration de l’auteur, la magie opère !
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« Lancelot » et « Roméo et Juliette » : La Sagesse des mythes s’ouvre aux contes et légendes !
Lancée en 2016 sous la direction de Luc Ferry, la collection La Sagesse des mythes était essentiellement dédiée à la mythologie grecque. Après une quarantaine d’albums publiés, un nouveau champ d’action s’ouvre avec l’arrivée des contes et légendes de toutes les origines et de toutes les époques. Un changement d’orientation dans la continuité que souligne la parution de deux albums simultanés, dont la direction artistique est toujours assurée par Didier Poli.
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« Vermines » parallèles…
Le terme de vermine désigne habituellement les petits insectes parasitant l’homme ou les animaux, et parfois ceux infestant les cultures. Au figuré, cela peut définir une population méprisée, jugée incommodante pour la société. Dans ce récit louisianais publié chez Dupuis, les « vermines » du scénariste Mathieu Salvia et du dessinateur Johann Corgié sont de toute autre nature…
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Quand Champignac s’engage pour le droit des femmes à disposer de leur corps…
Après ses exploits pendant la Deuxième Guerre mondiale — où il a mis ses talents de scientifique à la disposition des alliés pour décrypter les codes allemands de la machine Enigma, puis pour organiser la fuite de cerveaux retenus par les nazis et forcés à travailler sur diverses recherches (1) —, le comte Pacôme Hegesippe Adélard Ladislas de Champignac va encore être mêlé aux grandes découvertes du XXe siècle. En effet, dans cette passionnante aventure historico-scientifique, remarquablement illustrée d’un trait tout à fait respectueux de l’esprit « Spirou », notre spécialiste des champignons est confronté au drame de l’avortement et sera amené à participer à l’invention de la pilule contraceptive.
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Des âmes, perdues et exploitées par les Soviétiques… : une fiction vraisemblable !
En 1921, les autorités d’URSS ont permis à l’Académie des sciences et au neuropsychologue Louzhin de poursuivre des recherches et expérimentations sur des enfants doués de certaines capacités hors du commun. On les nomme les dusha (les âmes). Ce programme, appelé YM, est pourtant abandonné en 1928, peu après l’accession de Staline au pouvoir. Le scientifique est alors envoyé au goulag et des massacres ont lieu parmi les dusha. Cependant, en 1937, les autorités lui commandent de reprendre ses expériences. Torturé par ses souvenirs et ses remords, il ne cesse de penser à la jeune Martina, la plus douée de ses sujets.
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« Autant en emporte le vent » en BD : ça décoiffe !
Adapter aujourd’hui, en bande dessinée, le célèbre roman de Margaret Mitchell (prix Pulitzer) magnifié par une inoubliable version cinématographique due à Victor Fleming, avec Clark Gable, Vivien Leigh, Olivia de Havilland et Hattie McDaniel — première actrice afro-américaine à recevoir un Oscar —, il fallait oser ! Pourtant, Pierre Alary (l’auteur de « Don Vega », l’illustrateur de la série « Silas Corey » de Fabien Nury ou l’adaptateur de « Moby Dick » et des romans de Sorj Chalandon en BD) a relevé le défi : et si on en juge avec cette première partie, c’est une véritable réussite, tant sur le plan graphique que sur celui de la narration !
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« La Femme à l’étoile » : violence, amour et rédemption dans l’Ouest sauvage…
Après son utopie chorale en cinq tomes (« No War »), Anthony Pastor (1) continue de s’imposer comme l’un des auteurs phares de la maison d’édition Casterman avec ce beau western romantique et féministe situé dans le nord-ouest des États-Unis, à la fin du XIXe siècle : un roman graphique de plus de 250 pages, traitées au lavis monochrome et à la couleur directe, où la mort est omniprésente… À un point tel que le lecteur sent monter l’angoisse et l’horrible froid qui torturent les corps de chacun des deux protagonistes, dont le lourd passé n’en finit pas de les poursuivre. L’un fuit sa part d’ombre, cherchant le salut dans la neige, et va trouver l’autre : une femme portant une étoile, qui s’est réfugiée dans un village abandonné…
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« L’Humanité de mes couilles » : « La Genèse » selon Emmanuel Moynot, c’est pas triste !
Les lecteurs d’Emmanuel Moynot, auteur bien connu des amateurs d’histoires contemporaines au réalisme pur et dur, seront surpris par ce nouvel album. Surpris, mais en aucun cas déçus par cette incursion inattendue dans le domaine de l’humour. Pour un coup d’essai, c’est un coup de maître ! D’autant plus qu’il s’attaque sans tabou à un sujet oh ! combien délicat : « Le Livre de la Genèse ». Et on en redemande !
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« Les Pays d’Amir », et d’amour aussi !
Chronique psychologique, « Les Pays d’Amir » aborde la question de l’accueil de l’« Autre ». Adrián Huelva et Séverine Vidal, respectivement dessinateur et scénariste, signent là une jolie immersion dans une famille française, autour de la question de l’intégration d’un migrant, déraciné et partagé entre quelques pays…
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Sans hésitation, tu peux toucher au « Grizzli » !
Nouvelle série policière à l’agréable parfum nostalgique des sixties à la française, « Le Grizzli » nous replonge, avec délectation, dans les films dialogués par Michel Audiard (« Les Tontons flingueurs »), les BD de Maurice Tillieux (« Gil Jourdan ») ou les romans d’Albert Simonin : notamment son célèbre « Touchez pas au grisbi ! ». Le scénariste Matz réutilise, à bon escient, le vocabulaire imagé de ces inoubliables voyous ou argousins à l’ancienne, nous remémorant avec habilité l’ambiance délicieusement rétro de la France des années 1960 que retranscrit parfaitement le trait semi-réaliste de Fred Simon : bref, voici un premier tome autoconclusif tout à fait réussi !
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Après Jacobs, Van Hamme vise juste !
Avant « Blake et Mortimer » — exactement en 1943, il y a donc très longtemps —, Edgar P. Jacobs démarrait sa carrière en bandes dessinées avec « Le Rayon U », dans l’hebdomadaire belge Bravo !… Ce récit unique s’achevait par la prise du rayon U par les forces de la Norlandie (les gentils) contre les menées de l’empire d’Austradie (les méchants). Lord Calder et le professeur Marduk (prototypes de Blake et Mortimer), avec l’assistante Sylvia Hollis et le major Walton, affrontaient l’empereur Babylos III et l’infâme capitaine Dagon des services secrets… Une suite a été imaginée par Jean Van Hamme : le premier scénariste de la reprise, en 1996, de « Blake et Mortimer », la série phare du même Jacobs.
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Buck Danny Origines : Yann sur les pas de Jean-Michel Charlier…
Aujourd’hui, les nombreux passionnés des aventures imaginées dans les pages de Spirou en 1947 par Georges Troisfontaines, Jean-Michel Charlier et Victor Hubinon — lesquelles sont désormais cultes — sont vraiment gâtés.Adoptée depuis une dizaine d’années par Alexandre Paringaux, animateur du label Zéphyr, la série « Buck Danny » connaît, en ce moment, une renaissance bienvenue : ne serait-ce qu’avec cette nouvelle collection Origines qui est plus que prometteuse.
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« Come Home Indio » : une autobiographie de l’ombre à la lumière…
Indio est le petit nom affectif que son père a donné à Jim Terry. Ce dernier est né de l’union d’un jazzman américain d’origine irlandaise de Chicago et d’une Amérindienne de la nation Ho-Chunk du Wisconsin. Bill et Debbie se rencontrèrent à Los Angeles et se marièrent à l’arrivée de Jim. Un an et demi après arrivait sa petite sœur Elena. Les parents de Jim et Elena finiront par se séparer, amenant Jim à s’interroger sur sa situation. Ces questionnements sur sa place dans la société et son désir d’acceptation le pousseront vers de sombres palliatifs aux conséquences désastreuses.
Paru aux États-Unis en 2020 chez Street Noise Books, « Come Home Indio » est maintenant disponible en France grâce à Komics Initiative.






