Actualités

« L’Ami impossible » : le vertige d’une amitié brisée…

Cette belle adaptation du livre de Bruno de Stabenrath par lui-même sur sa jeunesse avec Xavier Dupont de Ligonnès (paru chez Gallimard en 2020) — avec Erik Arnoux au scénario et Francesco Trifogli aux dessins — ne cherche, en aucun cas, à résoudre l’enquête policière autour de l’une des affaires criminelles les plus sidérantes de notre époque. En effet, cet album raconte surtout une histoire humaine : celle d’une amitié trahie, car confrontée à l’incompréhensible. En 240 planches fort bien maîtrisées, autant graphiquement que narrativement, les auteurs réussissent à nous émouvoir et à nous captiver, en accentuant en images ce témoignage intime du parcours d’un homme qui veut absolument découvrir pourquoi son ami serait devenu un monstre…

Lire la suite...

La magie, toujours opérante, du « Magicien d’Oz »…

Les éditions Delcourt poursuivent leur remarquable travail de mise en valeur des classiques de la littérature jeunesse, dans de belles intégrales de bande dessinées. Ainsi, après – par exemple – les nouvelles éditions de « L’Île au trésor », des « Fables de La Fontaine » ou du chef d’œuvre de Michel Plessix (« Le Vent dans les saules »), c’est l’intégrale du « Magicien d’Oz » qui est réédité dans une collection Prestige qui porte bien son nom.

Lire la suite...

« Le Secret du Scorpion » : une conclusion de la trilogie archéologique…

Après deux albums magistralement mis en images par Luigi Critone, c’est un autre dessinateur transalpin qui se voit confier la conclusion de la folle chevauchée conduisant Armando Catalano, alias le Scorpion, du Caire à Constantinople, de Thessalonique au mont Athos. Stefano Carloni, l’actuel dessinateur des « Nouvelles Aventures de Barbe-Rouge », assure avec brio cette délicate succession qui devrait satisfaire les lecteurs les plus exigeants.

Lire la suite...

En attendant l’Europe, comme Samir…

L’album intitulé « Samir » commence par une carte de la migration orientale vers l’Europe, direction la Turquie, puis l’île grecque de Lesbos. Un couple de touristes retraités y débarque. Ils aperçoivent un jeune garçon agrippé aux grillages qui entourent le camp de réfugiés : c’est Samir…

Lire la suite...

« Bienvenue à l’hôtel inhabituel », où Gaëlle Geniller ouvre les portes de l’étrange !

Et si un hôtel pouvait exaucer tous vos souhaits ? C’est l’intrigant point de départ de la nouvelle bande dessinée de Gaëlle Geniller, publiée chez Delcourt : un roman graphique de fort belle facture, où le fantastique est au service de l’intime, et qui mêle, en quasiment 180 pages de BD, mystère, fantaisie et sensibilité. L’autrice de « Minuit passé » et du « Jardin, Paris » engage ses lecteurs à franchir le seuil d’un lieu où les apparences pourraient bien être trompeuses. Attendez-vous, alors, à vivre une expérience qui ne ressemble à aucune autre, tant l’abondance visuelle de ce « Bienvenue à l’hôtel inhabituel » va vous inviter à la flânerie, à vous attarder sur les planches et à revenir sur certains détails, en vous laisser guider par la simple curiosité…

Lire la suite...

Quand 2014 correspond avec 1914, dans « 14 -14 »…

Aujourd’hui, il est rare que des jeunes écrivent des lettres et les envoient à leur correspondant par les services de la poste. Sur injonction de sa mère, c’est pourtant ce à quoi s’astreint Adrien, avec un lointain cousin en cette année 2014. D’abord réticent, le collégien développe une belle amitié épistolaire avec cet Hadrien qui n’habite pourtant qu’à 20 Km de son domicile. Si la distance est faible, l’écart temporel est plus fort : Hadrien est un jeune garçon de 1914. Adaptée du roman éponyme de Paul Beorn et Silène Edgar, « 14-14 » est une plaisante et intelligente bande dessinée pour de jeunes lecteurs, dès dix ans.

Lire la suite...

« Le Secret de César » : Alix confronté à la raison d’État…

Avec son troisième scénario des aventures d’Alix, Roger Seiter propose une histoire atypique que Jacques Martin, malgré son tempérament impétueux, n’aurait probablement pas osé écrire. Si le cadre antique est celui qu’apprécient depuis toujours les lecteurs des aventures du jeune protégé de César, le fond du récit — sans en avoir l’air — se veut diablement politique. Un album riche en rebondissements qui conforte les directives de Jacques Martin : voir son héros lui survivre sans en modifier les règles.

Lire la suite...

Un gang… avec clef à molette !

Le désert américain n’est pas si désert que ça, puisqu’on peut y trouver en même temps un riche chirurgien et sa compagne hippie, un mormon évidemment polygame et un vétéran du Vietnam clairement pas facile. Ils ont un point commun : ils détestent les industriels qui s’en prennent à leur désert et n’hésitent sur aucune méthode pour leur faire savoir…

Lire la suite...

« Les Enfants perdus » : une poignante relecture de « Peter Pan », où l’enfance n’est plus un refuge…

Après son remarquable « Hoka Hey ! », Neyef met en scène des enfants livrés à eux-mêmes dans un monde en ruines. Bien entendu, on peut lire « Les Enfants perdus » comme une nouvelle version du mythe (débarrassé de ses fées et de ses paillettes) de l’enfant qui refuse de grandir… mais on peut aussi y voir une histoire de fratrie, un récit sur l’amitié et, surtout, une fable sur ce qu’il reste de l’enfance lorsque les adultes ont déserté…

Lire la suite...

C’est le plus grand, le plus charmant, le plus élégant… : le petit-fils d’Arsène revient avec « Lupin III »…

La famille d’Arsène Lupin a poursuivi son œuvre après sa disparition. Ainsi, son petit-fils, appelé par commodité Lupin III, est, comme son aïeul, un voleur charmant, souriant et manipulateur. Nous devons cette résurrection contemporaine à Monkey Punch : un auteur japonais de mangas. En hommage à la BD asiatique créé en 1967, José Luis Munuera et Kid Toussaint offrent, avec « Lupin III – La Merveille », une nouvelle jeunesse au dernier représentant d’une famille de cambrioleur davantage motivé par la beauté du geste que par l’argent.

Lire la suite...
Page 1 sur 5471 2 3 »