Dans la série des mythiques personnages de la BD franco-belge vus par des auteurs aux styles différents de ceux de leurs créateurs ou continuateurs, certains s’en dépatouillent manifestement mieux que d’autres. C’est le cas d’un Émile Bravo sur Spirou, mais aussi de Matthieu Bonhomme sur Lucky Luke. Ayant inauguré ce principe il y a tout juste dix ans, le virtuose graphiste revient avec une troisième aventure décalée du célèbre cow-boy qui tire plus vite que son ombre… Après avoir confronté ce dernier aux risques de la mort et de la vie de couple, il fait endosser le rôle du père à notre flegmatique héros au foulard rouge ! Un album au propos écologique, qui réussit à être à la fois réaliste, drôle et émouvant, et qui est superbement dessiné !
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« Les Amours insolentes » par Loustal et Benacquista
Voici un album assez atypique, au format « à l’italienne » avec les textes sous les images, qui propose dix-sept variations originales sur le couple -ou plutôt sur le bonheur amoureux-, tour à tour drôles, tendres, insolentes ou insolites : autant de saynètes passionnelles présentant la vie à deux sous la forme de nouvelles illustrées et autant d’exercices de style dont Le Monde Magazine nous avait déjà présenté quelques extraits !
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« Stéphane Clément » T12 par Daniel Ceppi
Sept ans après sa dernière aventure, » L’Ivoire de Sheila McKingsley « , revoilà Stéphane Clément bourlinguant en ces contrées d’Asie centrale qu’il affectionne. Il vient d’atterrir à Achkhabad, capitale de Turkménistan. Mais qu’est-ce qui peut bien mener un héros de BD dans un tel pays ?
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« Ken Games » T3
En mettant un point final ( ?) à cette trilogie aussi sensible qu’haletante, le scénariste José Robledo (qui dessine aussi) et son complice illustrateur Marcial Toledano nous montrent bien, une fois de plus, l’avènement de la nouvelle vague des auteurs d’origine espagnole : cela avait commencé avec le duo Juanjo Guarnido et Juan Diaz Canales (« Blacksad ») et les graphistes José Luis Munuera (« Nävis », « Spirou et Fantasio », « Le Signe de la lune »?) ou Rubén (« Jolin la teigne »), et cela se poursuit aujourd’hui, d’aussi belle façon, avec le tandem Roger et Raule (« Jazz Maynard »), le plus intimiste Paco Roca (« Rides ») ou encore avec Jordi Lafebre (« Lydie ») et Homs (« L’Angelus »).
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« Asterios Polyp » par David Mazzucchelli
En refermant cet énorme livre protéiforme de plus de 230 pages, on peut avoir deux positions : soit louer l’intelligence littéraire de l’auteur et se pâmer devant l’originalité de cette histoire fascinante et émouvante, soit se dire qu’il ne s’agit que d’une construction intellectuelle, certes parfaite, mais complètement sans âme et réservée à des initiés.
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« Milady de Winter » T1 par Agnès Maupré
Alors là : chapeau ! Réussir à nous passionner à nouveau avec l’intrigue universellement connue des « Trois mousquetaires » n’était pourtant point aisé?
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« Il était une fois en France » T4 par S. Vallée et F. Nury
Après trois tomes remarquables et remarqués, autant par le public que par la critique, on aurait pu croire qu’il ne serait pas aisé, pour le scénariste Fabien Nury et le dessinateur Sylvain Vallée, de faire mieux : et pourtant?
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« Lyz et ses cadavres exquis »
Après diverses expériences graphiques conflictuelles et plus ou moins réussies (« Yzaak » avec Fred Treglia chez Univers Comics en 2003, « Faits d’hiver » à La Septième marche en 2004 et les deux tomes de « Lawrence d’Arabie » avec Tarek chez EP en 2007 et 2009), Alexis Horellou nous montre enfin toute l’étendue de son talent avec ce conte macabre aux accents TimBurtoniens et Jean-PierreJeune(t)sques !
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« Mattéo » T2 par Jean-Pierre Gibrat
À peine sorti de l’atrocité des combats dans les tranchées, le photographe Mattéo, toujours déserteur, revient clandestinement d’Espagne où il s’était réfugié. Avec Gervasio, un ami de son père, il s’embarque pour Petrograd, juste après qu’ait eu lieu la Révolution russe d’octobre 1917.
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« Mes années bêtes et méchantes »
Si vous fréquentez les festivals de bande dessinée, la figure rondouillarde et barbue de Daniel Fuchs ne doit pas vous être inconnue : vous avez sûrement déjà croisé ce vendeur, à l’air aussi bourru que sympathique ; à l’instar de ces deux jeunes, dans les premières pages de l’album, qui furètent dans les bacs des exposants, justement lors d’un salon de la BD, jusqu’à tomber sur un gros lot du magazine Hara Kiri.
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« Trois Christs » par D. Bajram et V. Mangin
Ce qui frappe d’emblée dans ce superbe exercice de style, c’est la qualité graphique : autant celle de Denis Bajram (« Universal War One » chez Soleil), qui adopte pour l’occasion un nouveau style en couleurs directes réalisées à l’ordinateur -qui est plus illustratif et tout à fait remarquable-, que celle de Fabrice Neaud (« Journal » chez Ego comme x ) qui, avec son dessin en noir et blanc, proche de la gravure, est curieusement très à l’aise pour mettre en images la véracité historique placée au début et à la fin du livre ; alors que l’on ne connaissait, jusque-là, que son travail comme chantre de la bande dessinée alternative.
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« Jojo » T18 par A. Geerts et S. Salma
Mamy ne se sent pas bien : une maladie, qui semble plutôt grave, lui affaiblit son organisme et lui met le moral à zéro. Elle accepte, quand même, de se faire faire un check-up à la clinique du docteur Plasma.
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« Château de sable » par F. Peeters et P. O. Lévy
Décidément, le Suisse Frederik Peeters aime les histoires étranges et surréalistes : après son envoûtant « Pachyderme », publié l’an passé chez Gallimard, il nous le prouve, une fois plus, avec cet étonnant conte philosophique en noir et blanc où, en compagnie du cinéaste documentariste Pierre Oscar Levy, il s’attarde surtout sur les réactions de ses protagonistes confrontés à un phénomène surnaturel.
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« Hollywood » T1 par Malès et Manini
Même s’il nous a récemment offert un décoiffant « Nécromancy » en tant que dessinateur (scénarios de Fabien Nury chez Dargaud) et s’il travaille sur un récit de Sylvain Ricard (« Pierrot-les-Couteaux ») où il s’essaie à un tout nouveau style graphique, tout en rondeurs, Jack Manini a plutôt tendance, ces derniers temps, à se concentrer aussi sur son activité de scénariste : et c’est tant mieux, car le bougre excelle en la matière !
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